Ce matin, je présentais les maquettes schématiques qui concrétisent la stratégie Web développée pour un client. Au lieu de présenter un rapport de recommandations difficiles à déchiffrer pour des néophytes du Web, nous présentons généralement des wireframes pour rendre la discussion possible, et faciliter la compréhension.
(Après quelques soirées de travail, j’espérais vraiment que le tout leur convienne. On a beau pratiquer depuis plusieurs années, un peu d’humilité motive toujours à se défoncer. Avoir confiance en soi, oui, bien sûr! Croire en son infaillibilité, c’est trop dangereux à long terme. Je préfère donc un peu d’angoisse à l’arrogance comme facteur de motivation. C’est une approche qu’on pourrait qualifier de “téteuse”, mais qui me permet d’entretenir un doute qui me force à éviter la bullshit comme la peste.)
15 minutes après la fin de la présentation, j’ai reçu ce courriel, qui n’illumine pas seulement ma journée, mais ma semaine!
Merci Michael…
Vraiment, au-delà des mes attentes. Je savais qu’en toi j’avais un excellent « partner in crime »… mais là, tu as nettement surpassé mes attentes (qui étaient déjà assez hautes!!)!
J’ai hâte aux prochaines étapes. Travailler avec toi c’est un vrai charme!
La cliente (que je laisse anonyme…)
Bon. Je pense que ça ira. :)
Retour à l’attitude téteuse au cours des prochaines heures.
On y est. Je commence officiellement mes vacances aujourd’hui.
C’est toujours avec un drôle de sentiment, quand on possède son entreprise, qu’on part en vacances.
C’est un peu comme être parent j’imagine: même si on sait que le bébé est devenu un adulte, qu’il est capable de s’occuper de lui-même, qu’il n’a pas besoin de nous pour survivre pendant un mois, on a toujours le cordon ombilical virtuel sensible. Pour un entrepreneur, c’est un mélange d’inquiétude injustifiée, de confiance et de souvenir du temps où, en tant que travailleur autonome, il contrôlait tout.
C’est, je pense, la plus grande difficulté pour les travailleurs autonomes devenus entrepreneurs: abandonner la notion de contrôle. Je commence à me débrouiller, j’ai appris quelques trucs grâce à la patience et la collaboration de mes acolytes de chez Zengo, comme le fait que même si on a des standards de qualité élevés, il y a plus d’une manière d’arriver au bon résultat.
Me reste donc à apprendre à quitter sans m’en faire. La meilleure façon de l’apprendre, c’est probablement de s’y obliger, quand on sait rationnellement que tout se passera bien. C’est la meilleure façon de faire taire la partie irrationnelle de mon esprit qui se demande constamment “… et si jamais?”
Et si jamais quoi? Mes collègues sont capables de s’occuper de 98% des catastrophes ordinaires du quotidien, et les 2% restants constituent de merveilleuses occasions d’apprentissage. Après tout, nous ne sommes pas chirurgiens cardiaques: le terme “catastrophe” est bien relatif.
Alors quoi?
J’ai toutes les vacances pour y penser, et pour apprendre à gérer ça. :)
Bon mois d’août, je serai de retour le 1er septembre. En pleine forme, détendu et heureux locataire de nouveaux bureaux!
Je me souviens d’une première visite chez le client, où nous cherchions une idée pour “puncher” sur la page d’accueil et d’une bonne raison pour amener les amateurs de musique à se déplacer pour venir au Palais Montcalm. C’est alors que Lucie Tremblay, directrice des communications, m’a amené visiter la salle Raoul-Jobin. En 2 secondes, le plan était clair: la salle est si belle et l’acoustique est si claire qu’elle se vendait d’elle-même. C’est pourquoi nous avons décidé de bâtir le site autour de la mise en valeur des lieux et des artistes qui s’y produisent plutôt que d’utiliser un concept publicitaire abstrait. Quand un produit est aussi bon, il se vend sans fard.
Zengo a été impliquée dans la définition de la stratégie Web, la conception de l’arborescence et des maquettes schématiques du site, bref, de l’architecture informationnelle. C’est ce que nous faisons pour la plupart de nos clients, et il arrive parfois que nous soyons un peu déçus des résultats finaux. Nous sommes dans la même situation qu’un bureau d’architecte l’est par rapport à son client et à la firme de construction : si le client ne sait pas ce qu’il veut et que la réalisation n’est pas à la hauteur, le résultat sera décevant.
La clé d’un excellent site Web n’est pas dans l’idée de base, l’étude des utilisateurs, l’architecture de l’information ou l’ergonomie, toutes des étapes préalables à la réalisation. Le produit final dépend toujours de l’artisan qui le réalise, aussi bonnes soient l’idée de base et sa définition. J’ai vu trop de cahiers de charges qui couvraient toutes les bases adéquatement se transformer en horreurs en ligne pour l’ignorer.
C’est pourquoi je voudrais remercier l’équipe d’iXmédia pour la qualité de la réalisation du nouveau site Web du palais Montcalm, que je trouve absolument magnifique. Et l’équipe du client aussi, qui a bien compris les enjeux et a su passer par-dessus les opinions et goûts de chacun pour se concentrer sur les objectifs et la clientèle. Un travail d’équipe qui donne des résultats qui sont à la hauteur des attentes du client, et qui me rend fier de faire “partie de la gang”.
PS : il reste quelques petits ajustements à faire au regard de l’optimisation pour les moteurs de recherche, on y travaille justement. Nous sommes au courant… :)
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