September 15th, 2008
Année après année, mois après mois, des gens me demandent “Oui mais le contenu dupliqué sur plusieurs sites n’est-il pas puni par Google?”
Ça fait depuis aussi longtemps que la question m’a été posée que j’attends des preuves concrètes, qui vont plus loin que la peur et l’hystérie. Je n’en ai pas trouvé jusqu’ici.
Et aujourd’hui Google me rend service, enfin. IL N’Y A PAS DE PÉNALITÉ, ET IL N’Y EN A JAMAIS EU.
Pas de pénalité si vous utilisez des tags, ou différents URLs pour arriver à une même page sur votre site.
Pas de pénalité non plus si quelqu’un, malgré vous, republie votre contenu sur un autre site.
Fin de l’histoire, qui n’aurait d’ailleurs jamais dû exister. Et pourtant, cette fois, Google en avait pourtant parlé plusieurs fois. Mais bon, comme certaines légendes urbaines, ce mythe avait la vie dure!
Est-ce qu’on pourra enfin considérer que ce dossier est réglé, une fois pour toutes? Merci à Sébastien pour le résumé de la situation.
July 29th, 2008
Via Rémy.

Tout ce qu’il rappe est vrai en plus. lol
July 15th, 2008
Suite à l’annonce de Google et Adobe que les fichiers Flash seraient désormais indexables, plusieurs articles ont été écrits sur le sujet. Tout n’est pas blanc ou noir, mais une constate ressort : si le positionnement de votre contenu est prioritaire, la voie à suivre est toujours le HTML.
Dans le meilleur des mondes possibles, avec le développeur Flash le plus sensible aux moteurs de recherche et qui utiliserait toutes les bonnes pratiques, il est néanmoins possible de faire un travail de positionnement correct en Flash. C’est toujours ça de gagné, mais c’est loin d’un équivalent au HTML. Et ça ne signifie pas que votre vieux site en Flash sortira miraculeusement des limbes de Google, sauf exception.
Quelques lectures pour faire le point, peser le pour et le contre et tirer profit de quelques techniques d’optimisation de Flash pour favoriser un meilleur positionnement sur les moteurs de recherche :
July 8th, 2008
Jeff Jarvis a publié hier un billet intitulé “The end of SEO” et le copain Clément, par le biais de Twitter, se demandait ce que j’en pensais. Ma première réponse (sur Twitter), allait comme suit :
“C’est probablement le 250e article à ce sujet et qui utilise les mêmes arguments depuis 10 ans, et le SEO croît toujours.” À article provocateur, réponse baveuse, et j’ai grandement sous-estimé le nombre d’articles qui couvrent le même sujet depuis les dernières années…
Néanmoins, je pense qu’il vaut la peine d’ajouter un peu de chair autour de l’os. Twitter est bien amusant, mais on ne peut pas tout développer en 140 caractères, maximum. Je pense que la meilleure réponse vient d’un des commentaires à la suite de l’article de Jeff Jarvis :
On the other hand, I don’t see how the rise of personalized results will eliminate the need for SEO — slimy SEO tricks that get pages where they’re not relevant, yes. Best SEO practices that ensure relevant, authoritative pages show up for the right people, no.
As Google generates broader sets of results for each query, their basic need to index pages won’t change, and good SEO will continue to help them do that.
Voilà, tout est dit. Si votre définition du SEO correspond à celle d’un semi-hacker qui cherche des trucs louches pour forcer le positionnement d’un site de manière artificielle, le SEO est effectivement appelé à évoluer radicalement à court terme (sans néanmoins disparaître). Et ce sera une excellente chose.
À très long terme et dans un monde idéal, le SEO n’existerait plus : tout le monde créera de bons sites Web, respectant les bonnes pratiques, codés correctement, facilement lisibles et indexables, dotés d’une sémantique correcte, de contenus pertinents et cohérents et sur lesquels la navigation sera agréable, simple et efficace. Ce serait génial, mais ça ne correspond pas à la réalité, ni maintenant, ni dans 5 ans.
On pourrait dire la même chose de la médecine : quand les humains seront génétiquement parfait, se seront débarrassés de toutes leurs mauvaises habitudes et que le gouvernement aura mis en place tellement de mesure de contrôle et de sécurité que les accidents n’existeront plus, la médecine sera appelée à disparaître.
D’ici là, au moins 95% des sites sur le Web ont sérieusement besoin d’un coup de main, tout comme les humains d’ailleurs. Le SEO évoluera, ça fait partie des règles du jeu quand on travaille dans cette industrie. La personnalisation des résultats n’est qu’une composante de plus dans l’équation, et ajoute au plaisir… :)
July 2nd, 2008
Adobe a fourni à Google et Yahoo un logiciel d’indexation (crawler) qui permettrait de référencer le contenu en Flash, ce qui suscite l’espoir de mettre fin à la “guerre” entre HTML et Flash quant aux qualités respectives de chacune de ces 2 façons de créer un site Web. Cela suscite en effet l’espoir que, peu importe le choix technologique pour créer un site, celui-ci sera indexé également par les moteurs de recherche.
Vraiment?
Il reste cependant à Adobe/Google/Yahoo à nous expliquer comment le nouveau crawler saura faire la différence entre un élément de menu, un titre, un sous-titre et un simple contenu, la hiérarchie des contenus n’étant pas structurée en Flash comme elle l’est en HTML/CSS. Bien sûr, tout ce beau monde ne nous dira rien de tout cela. Restera la bonne vieille tactique des essais/erreurs.
Et si tout fonctionne à merveille, est-ce une révolution et la fin du SEO? Bien sûr que non. Tant mieux pour les sites en Flash, et nous pourrons nous concentrer sur les dizaines d’autres principes d’indexation qui resteront valides. En fait, il y a fort à parier que nous aurons à ajouter plusieurs nouvelles considérations plutôt qu’à nous simplifier la vie. C’est la vie dans l’écosystème de Google.
Alors avant de hurler à la venue du messie, gardons ces considérations en tête :
- Le nouveau moteur d’indexation ne permettra que de puiser les textes et les liens dans les sites en Flash, comme les moteurs le font présentement pour les sites en HTML/CSS. Et si on souhaite créer un site très riche en texte, est-il intelligent de le faire en Flash?
- Comme le souligne Fred Cavazza, Flash est surtout utilisé pour le multimédia, les vidéos et les films. Ces contenus ne seront pas davantage indexables qu’avant. Attention au piège à cons qui pourrait faire croire que votre jolie photo qui bouge sera plus facile à trouver qu’avant, c’est archifaux! Si vous n’avez rien à dire, ce n’est pas en ajoutant du Flash que votre site sera maintenant magiquement indexé. Et malheureusement, il semble que moins on a quelque chose à dire, plus on tente de le camoufler sous un tas d’artifices… C’est devenu la spécialité de plusieurs boîtes qui se soucient des contenus comme d’un détail agaçant, à traiter à la toute fin, après l’image et “l’expérience”, évidemment. Ils ne gagneront donc absolument rien à cette évolution, mais pourraient être tentées de faire croire le contraire à leurs clients.
Quelques lectures complémentaires :
Et après?
À quoi servira donc ce nouveau moteur d’indexation si, comme tous les autres, il n’indexe que du texte et des liens?
Aux applications Web de type Rich Internet Application. La voie de l’avenir pour Adobe, et probablement pour la plupart des applications à venir de Google. À suivre de près donc, mais sans s’énerver. Après tout, puisque ce robot n’indexera que le texte et les liens, le contenu restera roi. Et ça, c’est une excellente chose!