Retour sur la semaine de 4 jours

4.jpegDepuis quelques mois, nous avons décidé d’offrir la semaine de 4 jours aux employés de Zengo. Bien que l’un d’eux ait choisi de continuer à travailler selon un horaire régulier, l’autre et moi-même sommes bien satisfaits de cette formule. Et aucun client ne s’est plaint de l’horaire. Après tout, si la personne responsable d’un projet passait une journée chez le client 2, le client 1 s’en plaindrait-il? Non. Il se dirait que les affaires vont bien, et que c’est normal. Et puisque nous travaillons avec Basecamp et partageons tous nos dossiers, il est facile, en cas de réelle urgence, de mettre la main rapidement sur les documents nécessaires à sa solution.

Mais à part la lutte contre les incendies et la chirurgie post-traumatique, je ne connais que peu de RÉELLE urgence dans le développement de sites Web. Les clients qui nous appellent toujours en panique sont généralement ceux avec qui, après un certain temps, nous limitons nos interventions… Étrangement, la plupart des urgences sont précédées, comme par hasard, d’une lonnnnngue période d’inaction.

Je suis donc heureux de constater que les gens de 37Signals ont décidé, pour les mêmes raisons et en obtenant les mêmes résultats que nous, d’essayer ce modèle avec succès. Pour une fois qu’on réussit à implanter quelque chose avant eux… ;)

En effet, depuis l’implantation de la semaine de 4 jours, nous n’avons vu aucune différence sur la qualité des liens avec les clients ou des travaux effectués. C’est vrai que j’ai travaillé ma 5e journée plus souvent qu’à mon tour, mais c’était en prévision d’un voyage que je souhaitais faire. Je vais donc revenir graduellement à l’horaire de 4 jours au cours des prochaines semaines…

Je pense que c’est une bonne manière d’attirer des gens brillants dans un environnement de plus en plus compétitif. Évidemment, si vous êtes davantage intéressé par les processus que par les livrables, ou si vous préférez contrôler les employés que leur faire confiance, ce n’est pas pour vous. Mais pourquoi les avez-vous engagés alors?

Exception notable: la production. Zengo ne produit pas sites Web, ni n’assemble de voitures. Par conséquent, nous avons moins d’avantages à nous retrouver constamment ensemble autour d’un projet, et que nous n’avons pas de séquence de production qui provoquerait des attentes sur le chemin critique de livraison en cas d’absence d’une personne. C’est un contexte différent, qui demanderait probablement que tout le monde prenne sa journée de congé en même temps, ce qui n’est pas le cas chez nous.

Aussi à lire à ce sujet:

  • Ryan Carson, conférencier, créateur d’une entreprise de consultation ET d’un service Web qui lui amène des tas de clients, suit aussi cette voie. Pas le moins productif des quidams pourtant… Voici ce qu’il en dit.
  • Getting Things Done, méthode que je commence à implanter personnellement et que je devrais déployer d’ici la fin de l’année de manière officielle pour tout le monde chez Zengo. Travaillez moins, travaillez mieux!

La lecture rapide: un outil de performance et de productivité.

Si vous étiez propriétaire d’une entreprise fabriquant des meubles, que diriez-vous si on vous proposait une méthode permettant de doubler la productivité de votre chaîne de montage, tout en réduisant les erreurs, le tout offert en une seule journée et à un coût raisonnable?

J’ai eu la même proposition il y a quelques mois, à l’exception que mon entreprise ne fabrique pas de chaises mais jongle plutôt avec une énorme quantité d’information chaque jour. Un peu comme les avocats, médecins et autres professionnels confrontés à une somme imposante de littérature professionnelle constamment en évolution, ma productivité est limitée par la quantité d’information que je peux assimiler en un temps limité. Je suis donc fortement dépendant de ma capacité à lire efficacement, à retenir l’information essentielle et à filtrer le pertinent de l’accessoire.

J’ai donc participé, avec mon collègue d’alors Jean-Sébastien Bouchard, à un séminaire de formation en lecture rapide donné par l’orthopédagogue Daniel Gagnon. Et croyez-moi, j’ai été jeté sur le derrière par les résultats.

Depuis que je sais tenir un bouquin, je lis énormément et constamment. Dès le début du séminaire, le test de classement m’a montré qu’à 407 mots/minute, j’étais déjà considéré comme un “lecteur rapide”, avec un taux de rétention de l’information de 90%. Le séminaire m’a rapidement permis, en une seule journée et à l’aide d’exercices dirigés, d’augmenter ma vitesse de lecture à 651 mots/minute, avec un taux de rétention de 95%. Cela signifie, pour seulement 7 heures de séminaire, une augmentation de ma vitesse de lecture de 60%! (Les lecteurs moins rapides au départ peuvent s’attendre à des résultats semblables.)

Ma productivité étant directement reliée à ma vitesse de lecture, je suis devenu beaucoup plus efficace au travail, réussissant à assimiler davantage d’informations plus rapidement, sans en perdre le sens.

Comment ça marche? Un excellent (et très sympathique) professeur, une méthode simple et logique, plusieurs exercices dirigés et un suivi impeccable par courriel (avec des exercices supplémentaires) de la part de Daniel après le séminaire. Il n’y a pas de magie, ni de “lecture en diagnonale” qui provoquerait une mauvaise compréhension: un lecteur rapide lit vraiment TOUS les mots, sans en échapper un seul. Il les lit seulement plus rapidement et plus efficacement.

Avis aux travailleurs/employeurs de l’industrie du savoir dont la productivité dépend de la capacité à lire rapidement et retenir l’information pertinente, ce séminaire de lecture rapide a été pour moi un investissement extrêmement rentable. Je vous le recommande chaudement, et vous invite à consulter les témoignages sur le site de Daniel Gagnon si vous êtes encore sceptique. Après tout, investir 7 heures pour en sauver ensuite des dizaines chaque mois est une proposition fort honnête!

Pour en savoir plus sur les séminaire de lecture rapide de Daniel Gagnon.

À partir de 295$/personne pour les organisations de plus de 5 personnes.