Vu le départ à la retraite d’une cliente avec laquelle nous avons toujours entretenu des relations très agréables, je lui ai demandé si elle accepterait de nous remettre une lettre de recommandation pour nos dossiers.
J’ai eu la très bonne surprise de recevoir non pas une lettre typique, mais un concert d’éloges personnalisé qui a de quoi faire rougir. Personne n’est obligé de faire cela, et j’ai été sincèrement touché par la gentillesse de la cliente qui a pris le temps de la rédiger de cette manière.

Malgré tous les développements positifs reliés à Zengo depuis un peu plus de 2 ans, cette lettre est probablement l’événement ponctuel le plus motivant qui me soit arrivé. J’ai eu l’impression, en la lisant, que ma vision de ce que serait un jour Zengo est en train de se réaliser et que nous sommes sur la bonne voie. On ne peut pas être apprécié de tous, évidemment. L’important est d’être apprécié de ceux qui comptent pour nous et nous permettent de progresser vers nos buts.
Mme. Lord, je vous souhaite une retraite extraordinaire!
Bien sûr que oui.
Mais alors pourquoi presque tout le monde essaie de démarrer une entreprise qui vaudra 2 milliards dans 3 ans, cherche du financement plutôt que des clients et s’inquiète de la mise à l’échelle de ses produits avant même d’en avoir vendu un seul?
Ce sont là de bonnes questions auxquelles répond David Heinemeier Hansson (37Signals) dans cette conférence pleine de bon sens.

En résumé:
- Vos chances de démarrer une entreprise rentable avec chiffre d’affaires de 1 million sont infiniment plus grande que celle de démarrer le prochain Facebook;
- Avec la pression des actionnaires et les réunions à n’en plus finir, vous aurez probablement plus de plaisir à diriger une entreprise petite mais rentable qu’une grande mais déficitaire;
- Il y a un secret qui n’en est pas un pour faire suffisamment d’argent en ligne: facturer pour un service qui offre une bonne valeur. Tout gratuit? Certaines choses, mais pas tout.
- Avez-vous besoin d’être milliardaire pour être heureux? On introduit ici le concept de “Lifestyle business” dont j’entendais parler pour la première fois et que j’aime beaucoup…
À partir de quand une personne possède-t-elle assez d’argent pour combler ses besoins et réaliser ses désirs? A-t-on vraiment besoin de 25 millions par année pour ça? Est-ce qu’on est un looser parce qu’on se “contente” d’un bon revenu, des collègues heureux, d’une réputation enviable et d’une vie agréable?
Pour moi, c’est amplement suffisant. Et ça ne m’empêche pas d’être ambitieux et compétitif, mais à une échelle qui reste humaine, enfin je crois.