Un des plaisirs d’aménager dans un nouvel appartement, c’est qu’on se donne le droit de se payer de nouveaux trucs… Comme ce petit radio de table Tivoli Model Two.
Oui, le son est vraiment aussi bon qu’ils le promettent. Les caissons en bois évitent les vibrations qui font que les radios de plastique sonnent souvent la “cacanne”, et ajoute à la richesse du son quand on écoute la radio. Le feeling des boutons est délicieusement vintage, ce qui ajoute à l’impression de qualité générale.
On peut aussi y brancher son iPod si on se sent d’attaque pour un son plus numérique, évidemment!
Puisque Apple s’entête à fournir des écouteurs bien ordinaires avec ses iPod, j’ai décidé de me gâter et d’acheter une paire d’écouteurs dignes de ce nom. Si, comme moi, vous êtes doté de canaux auditifs étroits, les écouteurs standards de Apple vous font probablement souffrir après 15 minutes d’écoute, en plus de vous offrir une qualité sonore plus qu’ordinaire. Les écouteurs 6i Isolators, de Etymotics, règlent ces deux problèmes, en plus d’offrir une isolation sonore de qualité supérieure.
Une fois les écouteurs glissés dans l’oreille (et je dis bien “dans l’oreille”, explication plus loin), le monde extérieur semble se taire complètement. En fait, j’ai fait l’essai des écouteurs QuietComfort 3 de Bose il y a 2 mois et avais alors été très agréablement surpris par leur performance. Cependant leur prix de 350$, l’obligation d’y insérer une pile et le fait qu’ils se portent par-dessus les oreilles (chaud en été…) m’avaient dissuadé de les acheter.
J’ai donc décidé de chercher une paire d’écouteurs très compacts offrant les mêmes qualités, ce que sont les Isolators. La seule caractéristique qui pourrait en faire hésiter certains : ils se positionnent à l’intérieur du conduit auditif. L’insertion, du moins au début, demande une certaine dextérité et une tolérance à la sensation désagréable de pousser un objet à l’intérieur de l’oreille. Cette impression passe après les 2-3 premières utilisations, après quoi l’habitude est prise et ne pose plus de problème. L’utilisation de ces écouteurs favorise une bonne discipline d’hygiène des oreilles puisqu’ils indiquent avec précision la quantité de cérumen dans vos conduits auditifs chaque fois que vous les retirez… ;)
L’isolation sonore des 6i Isolators me semble finalement supérieure à celle offerte par les écouteurs dits “à isolation sonore active”, sans nécessiter de pile supplémentaire ni couvrir les oreilles de mousse. La qualité sonore est extraordinaire. Seul bémol : il est nécessaire de vraiment bien les positionner, sinon les basses fréquences disparaissent. Une fois les écouteurs bien en place, j’ai pris plaisir à redécouvrir des pièces musicales que j’écoute depuis des années en y remarquant des détails sonores jusque-là inconnus.
Ne vous inquiétez pas non plus du prix de détail suggéré de 150$ : vous pouvez les trouver pour moins de 70$ sur eBay. J’ai d’ailleurs eu un excellent service de la part de ce magasin eBay situé à New York qui me les a expédiés très rapidement.
Ecrire un billet assis dans le gazon du parc St-Roch, c’est vraiment le pied. Merci Zap Québec!
J’imagine que c’est la première chose que les blogueurs qui reçoivent leur nouveau iPod Touch sont supposés faire: écrire un billet avec… ;)
MAJ : Enfin, je peux écouter le Petit Castor avec un iPod! J’espère que ceux qui trouvaient ce gadget inutile se tairont à jamais devant cette preuve d’absolue nécessité!

Ayant dernièrement déménagé dans un loft recouvert en grande partie de tapis, je devais procéder à l’achat d’un aspirateur pour effectuer l’entretien de l’endroit. Depuis un bout de temps, je lorgnais du côté du iRobot Roomba Discovery, robot-aspirateur qui me permettrait de consacrer mon temps à des choses plus passionnantes que l’entretien du couvre-plancher de mon domicile.
J’ai hésité pendant un certain temps en me disant qu’un tel souhait relevait davantage de la science-fiction que de la réalité. Devant l’étalage des aspirateurs au centre duquel le Roomba figurait, j’ai finalement craqué. Dans le pire des cas, je pourrais toujours ramener l’animal à l’écurie dans les 30 jours.
Après une soirée de nettoyage intensif, je dois finalement avouer que la bête remplit ses promesses: balayage efficace, minutieux, comportement amusant. On ne peut pas dire que j’ai vraiment gagné beaucoup de temps jusqu’à maintenant: pendant que le Roomba remplit son office, je le suis tel un maître suivrait un petit chaton pour l’observer, amusé. Quiconque a lu du Asimov sera ému de constater que oui, les robots sont finalement entré dans les maisons pour y rester.
À date, l’ensemble de l’expérience est positive. La boîte est soignée, informative et l’emballage, une fois ouvert, révèle un arrangement et une conception sûrement inspirée par les emballages forts soignées de Apple. On paie un bon prix pour le jouet, aussi bien récompenser le client. :)
L’utilisation du Roomba se révèle d’une simplicité enfantine. On le sort de sa boîte, le dépose sur son socle de recharge pendant 3 heures et une fois prêt à fonctionner, on appuie sur le bouton “Clean” et le voilà parti en mission. Amusant détail, le robot devant reculer pour se dégager de son socle, il le fait en émettant un “bip bip bip” semblable à l’avertisseur d’un camion qui recule.
Le Roomba se met en quête de saleté en adoptant un comportement qui peut sembler un peu erratique au début. Il avance, tourne, se retourner, fait des cercles, se frappe contre les murs. En fait, il effectue une reconnaissance du territoire qui lui sera utile par la suite pour se retrouver un peu plus facilement. Tout en reconnaissant son environnement, il nettoie, évidemment. Le Roomba couvre une grande pièce en tapis en moins d’une heure, et la surface complète de mon loft (environ 1000 pi carrés) en moins de 2 heures.
De conception pratique et sécuritaire, le Roomba est aussi conscient de l’importance de sa propre survie. La mezzanine de mon loft est pourvue de rampes qui laissent un espace suffisant sous celles-ci pour que le petit robot puisse se lancer dans le vide, emporté par son enthousiasme. C’était ma principale crainte, mais le Roomba m’a étonné en évitant le piège mortel assez adroitement. À chaque fois qu’il s’approche du bord du gouffre, il recule et change de trajectoire. Le robot est aussi assez habile pour se sortir lui-même des culs de sacs ou des “pièges” composés des multiples pattes de chaises composant un ensemble de cuisine. La seule fois où j’ai dû intervenir est celle où, étant entré dans la salle de bain, le Roomba a accidentellement fermé la porte de la pièce. Il y était donc prisonnier, état dont je me suis rendu compte après 30 minutes. Ma moquette de salle de bain est extrêmement propre ce soir, je crois que je vais dormir dessus.
Le Roomba est aussi conscient de l’état de ses piles. Quand sa “mission” est terminée ou que ses piles sont presque épuisées, il retourne de lui-même à sa station de recharge et s’endort dessus pour reprendre des forces. Une seule fois en 6 missions d’essai il n’a pas été capable d’y retourner. Après plusieurs tentatives de localisation, il s’est mis à tourner désespérément en rond de plus en plus grands pour essayer de croiser le rayon infrarouge qui lui indiquerait le chemin du retour. Bonne tactique mais cette fois inutile. Il s’est donc immobilisé au centre du salon, tout penaud, en émettant une petit chanson tristounette pour me signaler son désarroi. Je l’ai donc ramené, à l’aide de la télécommande, plus près de sa base qu’il a alors regagné dans la joie et l’enthousiasme. Touchant je vous dit…
Est-ce que le Roomba fonctionne vraiment? Oui, mais pas comme un aspirateur traditionnel. Le Roomba ne possède pas une très grande force d’aspiration, se basant plutôt sur une technologie de brosses à haute vitesse pour récurer les surfaces. À voir la quantité de poussière recueillie dans le bac, je dois m’incliner devant ce choix des roboticiens. À noter que la hauteur et la rotation des brosses s’ajuste automatiquement selon la surface nettoyée. Le Roomba passe du tapis au plancher sans problème et reste toujours aussi efficace.
La plus grande réussite de iRobot est probablement d’avoir réussi à créer un robot doté d’un “caractère” et d’un comportement le rendant sympathique en plus d’être efficace, ce qui contribuera certainement à son adoption plus facile par les récalcitrants. Pour peu, on finirait par le prendre pour un animal de compagnie plus utile mais moins affectueux que la moyenne. Paradoxalement, l’intelligence du robot lui vient de ses grands frères moins sympathiques destinés à protéger les militaires, trouver des bombes et explorer des édifices dangereux. Moins sympathiques mais éminement utiles quand même. Le Roomba a de qui tenir! (Non CFD, tu ne peux PAS acheter ce robot pour en avoir plus gros que le mien!)
Autre chose à savoir: le Roomba n’utilise aucun sac. Les déchets sont accumulés dans un petit bac de plastique qui doit être vidé toutes les 2-3 utilisations, évitant ainsi l’achat de sacs à répétition et préservant l’environnement.
Moins bruyant qu’un aspirateur traditionnel, le Roomba peut donc être mis en marche presque chaque jour en quittant pour le bureau, nous assurant ainsi d’un plancher propre au retour. Le tout en notre absence, et sans effort. Le rêve de tout nouveau célibataire masculin! :)