Publicité sur ce blogue : aidez-moi à faire un don.

Ceux qui consultent mon blogue par le biais de leur fureteur auront peut-être remarqué, au cours des dernières semaines, le retrait des publicités dans la colonne de droite. C’est que Transcontinental, commanditaire de ce blogue, a décidé de modifier le format de la publicité qui sera affichée sur les blogues partenaires pour nous demander d’afficher à l’avenir des bannières plus traditionnelles.

Au début, j’ai pensé me retirer du programme, puisque j’aurai du mal à intégrer des bannières harmonieusement sur mon blogue. Ensuite, en y réfléchissant, j’ai décidé d’aller de l’avant, mais en changeant la donne : au lieu d’encaisser le chèque de quelques centaines de dollars qui m’est remis chaque deux mois, j’ai décidé d’en faire don à un organisme communautaire.

Je vous propose donc le “deal” suivant : chaque deux mois, je publierai le montant à donner et une liste d’organismes à qui j’envisage de faire le don. Et à chaque fois, par un système de votes, VOUS choisirez à qui sera envoyé le chèque.

Les montants en jeu ne sont pas énormes, mais au bout de l’année cela fera quelques miliers de dollars de plus dans les poches de gens qui en ont beaucoup plus besoin que moi.

Vous verrez donc, au cours des prochaines semaines, l’apparition d’une bannière sur ce blogue. Jetez-y un oeil…

Règles du jeu

  • La constitution des listes sera guidée par mes valeurs personnelles, mais je suis d’accord pour considérer vos suggestions.
  • En matière de dons, je crois à la multiplication des petits gestes. Je préfère donc les petites organisations qui sont très près du terrain, qui posent elles-mêmes des gestes concrets et s’attaquent à un problème précis que les grandes organisations qui redistribuent aux plus petites. Ces dernières sont compétentes et honnêtes, mais elles rejoignent déjà très bien les grands donneurs corporatifs.
  • Aucune organisation ne pourra recevoir deux dons consécutifs. Si l’organisation XYZ reçoit un don, elle sera exclue de la liste suivante, pour y revenir ensuite. Cela garantira une rotation et une répartition entres plusieurs organismes et / ou thématiques. Après discussion avec ma copine, j’ai changé d’idée à ce sujet. Je vous laisserai le soin de décider si nous donnons plus d’argent à un organisme, ou si nous répartissons l’argent entre plusieurs.

La première liste

  • Maison de Lauberivière, à Québec. Parce qu’ils sont très près de ceux qui en ont vraiment besoin, et aident les sans-abris à se reprendre en main dans la dignité.
  • Fondation Gilles Kègle. Un homme de terrain, au grand coeur, qui aide les plus démunis sans les juger dans le quartier où je travaille, St-Roch.
  • Club des petits déjeuners du Québec : parce qu’étudier pour réussir et espérer une vie meilleure, c’est plus facile le ventre plein.
  • Fondation Sourdine, pour l’école Oraliste de Québec. Afin de permettre à des enfants sourds de mieux s’intégrer à leur école de quartier et à la société en général.
  • Association Québécois de la Fibrose Kystique : Parce qu’on risque tous, un jour, de connaître quelqu’un qui en souffre.
  • Fondation de la greffe de moelle osseuse de l’Est du Québec : pour appuyer les familles de ceux qui subissent un greffe de la moelle osseuse suite à une maladie.
  • Projet Goldie : À l’aide de physiothérapeutes et d’ergothérapeutes, ce projet propose l’équitation thérapeutique pour aider à améliorer la qualité de vie des enfants handicapés intellectuellement et physiquement.
  • Société pour la nature et les parcs du Canada dont la mission est la protection et conservation d’au moins 50 % du territoire public au Canada, qu’il soit terrestre, marin ou d’eau douce. Ils travaillent sur le terrain (avec les communautés autochtones, les divers palliers gouvernementaux, les compagnies forestières et la population) pour que la nature sauvage reste accessible à tous.

Comment aider?

  • Si vous lisez le blogue par le biais d’un agrégateur de fils RSS, vous ne verrez pas la pub, et ne participerez donc pas à l’augmentation du montant qui sera donné. Faites un petit effort de temps en temps et lisez les billets avec votre fureteur. Cela permettra d’afficher des pubs, et par conséquent d’ajouter au montant.
  • Vous me lisez? Parlez de cette initiative à vos amis. Il n’en coûte rien de plus qu’une visite de temps en temps sur ce site Web pour accroître le montant du don. Ce n’est tout de même pas si désagréable… ;)
  • Vous bloguez? Faites comme moi, ou parlez de cette initiative!
  • Vous êtes fiscaliste? Expliquez-moi comment je peux au moins rendre ces dons déductibles, pour éviter d’être imposé pour des montants que je ne toucherai pas. J’essaie d’avoir grand coeur, mais j’apprécierais que le Ministère du Revenu le reconnaisse en évitant de me punir pour un bon geste…

La publicité sur les blogues au Québec

Il y a quelques mois, je vous annonçais que je faisais partie d’un groupe de blogueurs que Transcontinental avait choisi pour lancer une plateforme publicitaire. D’où les pubs dans la barre de droite, qui ne me semblent pas trop intrusives. Enfin j’espère que vous êtes de la même opinion.

Dès le début, Transcontinental a été généreux. Un montant intéressant a été remis à chaque blogueur afin de l’inciter à rester dans le club pour une période minimale de 2 ans, le temps nécessaire pour implanter le tout sérieusement. Ça augurait bien.

J’ai donc reçu aujourd’hui les résultats de 2 mois d’affichage. Je dois vous avouer très franchement, sans faire de basses flatteries, que je suis extrêmement surpris. Le montant reçu est presque 10 fois plus élevé que ce à quoi je m’attendais! Il faut croire que j’ai sous-évalué la capacité des blogues à générer un trafic intéressant pour les annonceurs.

Quelques remarques:

  • Le total des pages affichées par l’ensemble des blogues est impressionnant. Les premiers annonceurs qui comprendront l’audience réelle des 20 blogueurs réunis remettront peut-être en perspective leurs investissements publicitaire sur certains sites généralistes surévalués, ou encore dans des magazines sectoriels qui touchent le domaine des affaires. C’est là que la position de Transcontinental devient délicate, parce que plusieurs de ces sites/magazines lui appartiennent justement. J’ai hâte de voir comment le tout évoluera: plus value sur la publicité plus traditionnelle ou placement publicitaire à part entière?
  • J’arrive 3ième au classement selon le nombre d’impressions (qui est lié à l’audience), et j’en suis bien content! Le tout, en grande partie, grâçe à ma série de billets sur Facebook. C’est vrai que ça peut être utile des fois Facebook… Benoît Descary remporte la palme, suivi de près par Instigator (qui a l’avantage d’être en anglais). Je me fais drôlement chauffer les fesses par Michel et Stéphane.
  • Le nombre d’abonnés au fil RSS n’est donc pas un indicateur fiable du nombre de lecteurs d’un blogue. À preuve, Michel Leblanc et Stéphane Guérin me battent à plate couture pour les inscrits au fil RSS (dans une proportion de 3:1), mais nous sommes dans la même tranche de trafic (du moins pour les pages vues). Aurais-je un auditoire moins nerd qu’eux, et donc plus porté à utiliser le fureteur pour me lire au lieu de s’abonner au fil RSS?
  • Pris individuellement, les blogues sont intéressants mais peuvent difficilement prétendre à un statut de publication attirant de la publicité, du moins dans un petit marché comme le Québec. Mais organisés en régie, les blogues offrent des statistiques d’audience qui devraient faire peur aux magazines sectoriels, et intéresser les annonceurs.

Y a-t-il un avenir dans la publicité sur les blogues au Québec donc? Même à son apogée, je ne pourrai probablement pas en en vivre, mais disons que la motivation financière sera suffisante pour s’assurer un groupe de blogueurs qui iront plus souvent en vacances, au resto, etc. Il y a donc un avenir pour LES blogues, mais pas tellement pour UN blogue.

Pour le moment, il est facile de voir que le marché est sous-évalué par les annonceurs, qui seront très bientôt plus nombreux. Avec plus de 250000 impressions par mois, c’est inévitable. Combien de magazines sectoriels peuvent se vanter de ce genre d’audience? Les généralistes, d’accord. Les sectoriels, cependant, offrent de bien plus petites audiences et demandent beaucoup plus aux annonceurs. La tendance semble donc se confirmer: bien organisée, la micro-publication va devenir de plus en plus intéressante pour les annonceurs et se tailler une place au détriment des mass médias.

Transcontinental nous a annoncé ce matin que la roue commence à tourner avec de nouveaux annonceurs qui embarquent… C’est à suivre donc!

Difficile de tenir un blogue d’affaires…

… quand on fait des affaires.

J’ai une règle d’or : je ne parle JAMAIS des mandats en cours de mes clients, même pas en utilisant des exemples flous ou en omettant de nommer une compagnie tout en parlant de ses problématiques particulières. En général, j’attend que quelques mois passent, et encore, j’omet les nom. C’est le problème ou la situation elle-même qui sont intéressants, pas le nom de l’entreprise qui les a vécu. Disons aussi, même si c’est une évidence, qu’il y a plus intelligent à faire que de “planter” publiquement ses propres clients… ;)

Mais voilà : il arrive que des clients vivent -ou croient vivre- des situations de manière exclusive alors qu’en fait, ces situations reflètent des réalités très répandues dans l’industrie. C’est normal de ne pas nécessairement avoir assez de recul ou de perspective pour s’en rendre compte.

Doit-on alors éviter de parler de toutes les situations problématiques, de toutes les tendances et de toutes les philosophies de développement de projets parce qu’à un certain moment, on pourrait croiser ou avoir croisé quelqu’un qui vit une situation semblable et se sentir visé? J’espère bien que non pour l’avancement de la connaissance…

Sinon il deviendra difficile de tirer des leçons de l’expérience, surtout de celle des autres. Et il faudra demander à pas mal de consultants, conférenciers et professeurs de cesser de donner des exemples de gaffes au cas où quelqu’un se reconnaîtrait, de citer des bonnes pratiques au cas où quelqu’un se sentirait moins bon ou même de transmettre leurs connaissances parce qu’au bout du compte, elles viennent tout de même de la somme de leurs interactions avec les autres qui, à un moment ou un autre, on fait de bons et moins bons coups.

C’est aussi difficile de parler de gestion d’entreprise quand, tous les jours, on croise et recroise les gens avec qui on vit notre quotidien d’affaires. C’est un peu comme vouloir écrire une chronique amoureuse en essayant de faire croire à sa copine qu’on ne tire aucune inspiration de notre vécu commun. Un peu ridicule… :)

Enfin bref : l’éthique de publication d’un blogue professionnel exige de tracer une ligne claire entre les sujets dont on parle et les clients avec qui on travaille, et c’est normal. Cependant, lorsqu’on parle de situations qui touchent une partie importante de l’industrie, il est inévitable que des gens s’y reconnaissent. Il faut croire alors qu’on a parlé d’un sujet qui a le mérite d’être pertinent, et se fier sur le gros bon sens des lecteurs pour le reste…

L’impact d’un seul bon billet

C’est étonnant à quel point un seul bon billet peut réveiller un lectorat qui jusqu’ici s’était endormi, avec raison d’ailleurs.

Il fut un temps ou le lectorat de ce blogue faisait partie de mes préoccupations quotidiennes. Quand on est travailleur autonome, on a beaucoup de petits temps morts entre les périodes de “rush”. Cela permet de prendre 30 minutes ici, 1 heure là pour écrire régulièrement, et laisse beaucoup de temps pour réfléchir à ce qu’on écrit. Tout à coup, le travailleur autonome devient membre d’une équipe qu’il aime. Il doit passer plus de temps à s’occuper des livrables, commence à avoir de petites responsabilités de gestion et ce faisant, il passe plus de temps sur le tableur des prévisions budgétaires et moins de temps sur son blogue. Les billets sont plus distants, moins pertinents. Le lectorat diminue, et c’est normal.

Une chose qui m’a toujours surpris, c’est de voir que le nombre de lecteurs quotidiens restait plus ou moins le même malgré cela. C’est normal : ce blogue est doté d’une archives de billets respectable, billets qui peuplent l’index de Google suffisamment pour garantir un flot continu de nouveaux arrivants selon toutes sortes d’expressions plus ou moins pertinentes. Parmi mes préférées, citons : “horrible accident”, “rasoir 5 lames”, “déjeuner santé”, “amour au premier coup d’oeil” et “soigner les glandes”. Il y a aussi l’incompréhensible “Nestor Turcotte”. Don’t ask. :)

Cela dit, le nombre de lecteurs s’intéressant réellement aux sujets qui me tiennent à coeur stagnait, et la plupart d’entre eux ne pouvaient être considérés comme tels uniquement parce qu’ils avaient oublié d’effacer mon fil RSS de leur agrégateur. Un fil RSS qui ne publie pas est un fil RSS que l’on oublie, et parfois ça permet de reprendre le contact avec tous ces lecteurs “passifs” qui n’avaient plus rien à se mettre sous la dent.

Je n’ai pas été surpris des nombreux commentaires très intéressants reçus suite à mon billet “Recherche utilisateur vs Expertise“, je me doutais qu’il susciterait une réaction ou du moins un certain intérêt auprès de ceux qui s’intéressent à ces questions. Cependant, l’impact sur le nombre d’abonnés au fil RSS m’a frappé: de 240 à 367 en deux jours. Une hausse de 53% du lectorat régulier! J’ai été vraiment surpris d’un tel résultat qui, bien que très modeste, illustre bien comment une seule bonne idée peut rapidement se diffuser.

Maintenant, il faudra continuer. Et essayer de publier au moins un billet de ce genre par 2 semaines, un “pas pire” par semaine et quelques trucs plus courts plus régulièrement. J’y reprends goût depuis quelques semaines. Merci de me lire. :)