January 12th, 2010
Suite à des attaques qui visaient à accéder aux boîtes de courriels d’activistes des droits de l’homme en Chine, Google décide de passer aux actes.
Dans un billet très bien rédigé, Google explique que, malgré les concessions déjà faites par le passé au gouvernement Chinois, cette fois c’est trop :
“We have decided we are no longer willing to continue censoring our results on Google.cn, and so over the next few weeks we will be discussing with the Chinese government the basis on which we could operate an unfiltered search engine within the law, if at all. We recognize that this may well mean having to shut down Google.cn, and potentially our offices in China.”
Ça s’appelle agir selon ses convictions. Une des plus grandes entreprises du monde qui envisage ouvertement de se retirer d’un des plus grands marchés du monde pour une question d’éthique.
Certains diront que c’est du marketing, je répondrai qu’ils n’ont vraiment pas besoin de ça. J’imagine que d’autres entreprises sont déjà au courant, et agiront de concert pour envoyer un message fort. C’est à souhaiter. Mais peu importe : Google prouve que certaines entreprises sont encore capables de penser à autre chose qu’à la satisfaction des actionnaires au prochain trimestre.
Official Google Blog : A new approach to China.
January 12th, 2010
MAJ 12 janvier 17h00 : Pour une raison qui reste à déterminer, la vidéo a été retirée de Youtube, ainsi que du site du Carnaval. À suivre!
MAJ 2 : Il semble que je ne sois pas le seul. J’ignore lequel de nous 2 a tiré le premier, mais j’ai juste été un peu plus poli… ;)
Pas mal de monde parle du “Dansemob du Carnaval” depuis 2 jours. À la facture de la vidéo, il semble que le public visé soit composé de familles, mais de familles dont les membres n’utilisent pas le Web, ou pas beaucoup.
Tout doit-il plaire à tous?
Évidemment, c’est impossible. Je peux comprendre le raisonnement. Mon opinion sur le dansemob est différente de celle des organisateurs, mais je ne dois pas faire partie du public cible. De même que mes amis, parmi lesquels se trouvent plusieurs jeunes parents avides de culture, de divertissement… et de moins de moins du Carnaval. Mais bon, ce n’est que mon opinion, et ça vaut ce que ça vaut. Soit la valeur d’un macaron du Carnaval à peu près…
Une foule bipolaire?
Je viens cependant de remarquer quelque chose de troublant : après la mise en ligne sur YouTube, TOUS les commentaires étaient négatifs. Sans appel.
Retour sur YouTube ce matin. Presque tous les nouveaux commentaires sont positifs. Élogieux. À en être bizarres. En fouillant un peu, on se rend vite compte que les utilisateurs dont les commentaires sont positifs sont tous détenteurs de nouveaux comptes sur YouTube. Tiens, tiens. Nouveaux de quand? Du 12 janvier pardi! Quelle subtilité…
L’appel probable
J’entends presque l’appel du client à la firme à la lecture des premières réactions:
- “Comment ça le monde chiale de même? C’est une SUPER bonne idée, pis vous nous avez dit que les Internets pis le 2.0, c’était full hot pis que les jeunes embarqueraient! Pis un danse mob, c’est nouveau hein, personne a jamais fait ça avant, non?”
- “Ah ben c’est pas grave que le monde chiale, le monde sur le Web ça fait juste chialer de toute manière. Tous des jaloux, sont jamais contents. De toute façon, ils font pas partie de l’audience cible ces gens-là. Z’écoutent même pas la Poule!”
- “Ouin ben faudrait éviter que ça parte sur un spin négatif pis que les journalistes voient ça. Kossé qu’on peut faire?”
- “On t’arrange ça chef!”
Vous avez le droit d’aimer ça. Mais pas de m’imposer votre opinion.
Vous avez le droit d’aimer ça le dansemob. J’ai aucun problème avec ça si c’est sincère. Amusez-vous bien. Je ne suis pas un arbitre du bon goût, et vous n’aimeriez probablement pas ce que j’aime. Ça s’appelle la pluralité, et c’est garant d’une société équilibrée.
Mais qu’on aime ou pas l’idée du Dansemob du Carnaval, il semble que quelqu’un, quelque part, se soucie assez de “la gang de nerds du Web qui chiale tout le temps” pour envoyer ses sbires ouvrir des comptes sur YouTube pour faire du contrôle de dommages. Non seulement c’est un peu triste d’avoir besoin de faire ça, mais c’est très malhabile de croire que personne ne s’en rendra compte.
Ce qui me dérange encore plus, c’est la marginalisation des critiques articulées. En les enterrant sous les (mauvaises?) relations publiques, on finit par faire croire que les critiques ne sont que des râleurs. Et surtout, qu’ils sont minoritaires. On les isole et les marginalise jusqu’à ce qu’ils finissent par se la fermer, et par aller ailleurs. Ce qu’ils feront.
Évidemment qu’il y aura toujours des mécontents chroniques, ou des gens peu pertinents. That’s life. Mais avec les autres, on fait quoi? Juste des relations publiques? C’est quoi le problème d’admettre que quelquefois, on se plante?
En relations publiques comme en musique, certains trucs et certaines attitudes vieillissent mal.
December 12th, 2009
“Je n’ai pas de blogue. Il faut dire que je suis probablement le journaliste qui en a le moins besoin. Le ton direct et complice des blogues de mes confrères, ça fait très longtemps que c’est le ton de cette chronique, qui n’a jamais été autre chose qu’un blogue, et cela bien avant que le mot même existe. Sauf que mon blogue, et je m’en félicite, est sans interaction avec le lecteur.” (Chronique du 12 décembre, La Presse)
J’adore, j’adore, j’adore! Le ton et le propos sont bien plus importants que les fonctions “interactives” qui donnent trop souvent lieu à des empoignades, à des polarisations et à des dialogues de sourds qu’on renomme ensuite “conversations”.
Pas toujours, bien sûr. Évidemment qu’il y a du pertinent dans certains échanges. Mais plus le site Web s’adresse à un large auditoire, moins les “conversations” y sont intéressantes. Le salut des conversations en ligne passerait-il par la spécialisation, par l’intérêt commun de l’auteur et des lecteurs pour un sujet commun et précis?
Et la finale, parlant du Net :
“Moi, je ne suis pas contre. Je ne suis pas pour. C’est pire : je ne suis pas là. Je viens de la galaxie Gutenberg. Un monde ou les mots n’étaient pas rétroéclairés. Un monde où l’on écrit en silence.
Qui sont donc ces gens qui parlent tout le temps de tout?”
J’ai envie de mettre cette citation en relation avec une autre, de Mark Twain, qui complimentait un garçon à propos de son style réactionnel (traduction libre) :
“Si tu attrapes un adjectif, tue-le! Je ne veux pas dire tous les adjectifs, mais la plupart d’entre eux. Ceux qui restent auront de la valeur. Ils affaiblissent le texte quand ils sont nombreux, et lui donnent de la force quand ils sont rares.”
Pourrait-on appliquer la même logique pour la plupart des mots? Des auteurs de ces mots? Pas tous, évidemment. Mais y aurait-il de la valeur à écrire moins, écrire mieux, écrire des trucs pertinents au lieu de s’écouter écrire (ça se peut ça?)
Qui voudrait d’un diamant si ses semblables étaient aussi communs que le gravier sur les routes de campagne?
Bon, je retourne à mes livres. Comme je suis 20e siècle! ;)
December 7th, 2009
Faites vite, il ne reste que 4 places sur les 20 disponibles!
Pour qui?
Vous êtes directeur des affaires électroniques, VP en marketing ou responsable de la présence Web de votre entreprise? Vous cherchez de la formation, du support, un groupe de pairs avec qui discuter ouvertement de vos défis et des solutions originales que vous envisagez? Vous souhaitez cultiver votre réseau professionnel, et apprendre d’expériences parfois différentes des vôtres?
J’ai quelque chose pour vous…
Quoi?
En collaboration avec IDE Conseil, nous avons mis sur pied un Forum d’échanges en Affaires électroniques qui réunira des représentants de 15-20 entreprises du Québec qui s’intéressent à ces sujets.
Le groupe offre 4 rencontres annuelles. Lors de chaque rencontre :
- Une présentation sur un thème défini;
- Une discussion à propos des bonnes pratiques, de vos défis et des solutions potentielles à y apporter.
- Une évaluation de votre présence sur le Web selon le thème discuté;
- Un repas, pas seulement une collation!
La participation au groupe vous donne aussi droit à 10 heures de consultation chez Zengo. Si vous êtes déjà client, ces heures vous seront créditées sur vos prochaines factures.
Le groupe est constitué d’entreprises non concurrentes et provenant de secteurs variés : ainsi, vous vous sentirez libre de discuter de vos défis, sans crainte de voir vos compétiteurs en tirer avantage, et serez exposé à des problématiques variées.
Quand, et quels thèmes?
• Comment stimuler, générer et augmenter les pistes de vente en ligne (leads)? • Comment créer une culture Web fertile pour le développement des médias et du commerce
électronique dans son entreprise?
• Quelle est l’importance, et quels sont les impacts de la relation directe avec le consommateur et de la vente en ligne sur l’entreprise?
• Comment créer et entretenir une relation à long terme sur le Web avec vos clients, même si votre cycle de vente est long?
- 26 janvier 2010 : Comment stimuler, générer et augmenter les pistes de vente en ligne (leads)?
- 23 mars 2010 : Comment créer une culture Web fertile pour le développement des médias et du commerce électronique dans son entreprise?
- 27 avril 2010 : Quelle est l’importance, et quels sont les impacts de la relation directe avec le consommateur et de la vente en ligne sur l’entreprise?
- 1er juin 2010 : Comment créer et entretenir une relation à long terme sur le Web avec vos clients, même si votre cycle de vente est long?
Combien?
2500$ pour la 1ière personne inscrite, 1000$ pour la 2e.
Où?
Les rencontres se tiennent un peu partout au Québec, dans les bureaux des entreprises qui font partie du groupe. Ainsi, vous aurez l’opportunité de parler de vous à des partenaires potentiels!
Intéressé?
Contactez Danielle Huot, chez IDE Conseil : (418) 527-0225, poste 21 ou par courriel au dhuot@ide.ca
December 4th, 2009
Qu’est-ce qu’on fait quand des gens qu’on aime gagnent des prix?
On les vante!
C’est ce que j’ai fait ce matin. J’ai eu le plaisir de participer (très peu, mais j’ai eu du fun en masse) à l’expérience Buzzz.tv créée par iXmédia.
À la base, Buzzz.tv est davantage une application en ligne qu’un site Web. J’ai donc été agréablement surpris de voir iXmédia se retrouver non pas avec 1, mais bien 2 Boomerangs : d’abord le Grand Prix de la catégorie Sites Web Fous mais formidables, et ensuite le Grand Prix des sites Internet, le plus convoité de tous.

Que dire de plus, à part que je suis impressionné?
L’autre gang que je veux féliciter, c’est les copains de Nofolo. Quoi, on vante nos compétiteurs maintenant? Quand on croit à une cause commune, bien sûr que oui! Et ils sont autant des partenaires que des compétiteurs. Coopétition, c’est un concept auquel je crois, parce qu’avec davantage de vrais bons joueurs dans l’industrie, on fait grossir la tarte au lieu d’essayer de voler les grenailles dans l’assiette du voisin…
Bref, Nofolo ont été nominés pour 2 Boomerangs (ils sont cités comme ayant reçu un “prix”, ce qui correspond à une médaille d’argent si ma compréhension est bonne) : un pour le magnifique projet du Moulin à image, et un autre pour le projet “Sauve des vies“. Bravo les boys!