May 1st, 2008
J’ai eu le grand plaisir d’offrir une conférence, ce matin, à un groupe composé de membres de l’Institut de la Francophonie Numérique et du Fonds Francophone des Inforoutes.
Le sujet de la conférence était “L’utilisation d’Internet dans les pays du Sud“. La préparation de cette conférence m’a amené à changer ma vision de l’adoption des technologies et du Web par les citoyens des pays africains et du sud de l’Asie.
La présentation s’est rapidement transformée en discussion, et j’ai été enchanté de constater que les orientations de mon allocution rejoignaient celles que les membres du comité de sélection de projets souhaitaient favoriser à l’avenir.
J’ai d’ailleurs profité des discussions avec les membres (pendant la présentation et le repas qui a suivi) pour enrichir celle-ci de nouveaux éléments issus de leurs grandes connaissances du milieu visé par les interventions (Afrique et Asie du sud).
J’ai rarement constaté de manière aussi concrète à quel point il est formateur de provoquer des échanges plutôt que de simplement “donner une conférence” unidirectionnelle. La taille du groupe s’y prêtant, j’ai même eu la chance d’échanger avec chacune des personnes présentes.
Voici donc les documents pertinents suite à cette conférence:
J’encourage fortement ceux qui s’intéressent au sujet à consulter les signets qui contiennent de nombreux articles très intéressants.
Vos commentaires sont évidemment les bienvenus!
April 29th, 2008
Dans un monde idéal, tout le monde saurait se servir avec habileté d’un agrégateur et s’abonnerait aux blogues par le biais de fils RSS.
Le monde dans lequel nous vivons étant cependant imparfait et rempli de gens normaux, j’offre maintenant la possibilité à mes lecteurs de s’abonner par courriel (voir la barre de droite). Ce système, gracieusement offert par Feedburner, permet de recevoir un résumé quotidien des billets écrits la veille. Pas de billet, pas de courriel.
Le système d’abonnement est simple et plutôt efficace. Puisque j’ai l’intention de proposer son adoption par un client prochainement, je souhaitais d’abord le mettre à l’essai.
Alors, gens normaux, n’hésitez plus. Même si je vous encourage fortement à découvrir comment fonctionne un agrégateur de fils RSS, vous pouvez maintenant vous abonner sans vous casser la tête par la voie du bon vieux courriel auquel vous êtes habitués.
April 29th, 2008
Plus jeune, je me disais en regardant les plus vieux qu’un jour je serais comme eux. Et qu’alors, je pourrais me mettre à faire des choses “plates”, comme le golf et la pêche. Mais qu’en attendant j’avais amplement le temps de faire des choses excitantes comme le kayak, le vélo et autres choses qui bougent vite.
Le golf ne m’a jamais accroché en fin de compte. Mais après avoir découvert la pêche au lancer léger il y a 3 ans, je me suis mis à regarder de plus en plus près les pêcheurs à la mouche. Il y a quelquechose de poétique, de zen et de quasi-artistique dans la technique, la philosophie et l’environnement qui sont propres à la pêche à la mouche.
J’ai donc décidé, après 2 ans d’hésitations, de plonger. Mes amis connaissent ma motivation à étudier le marché de façon obsessive avant de faire un achat, et Burp vient de se payer une bonne pinte de rigolade en m’entendant parler avec passion de mes derniers achats…

Avec ça, je peux téléphoner dans toutes les lignes ouvertes de Chasse et Pêche sans gêne. Mais il faut que je la porte en parlant au téléphone par contre.

Oui, ce sont des salopettes. Avec des bretelles. Succès assuré sur la Grande Allée.

Des bottes. Pour se mettre dans les pieds. Comme des… bottes, mais qui sont faites pour aller dans l’eau sans jamais en souffrir. Remarquez la semelle de feutre, ingénieusement utilisée pour éviter de glisser sur les roches mouillées. Vous ne direz plus que vous n’avez rien appris ici maintenant.
C’est ça, riez… Ai-je droit à un membership de l’âge d’or en me présentant aux réunions habillé en bonhomme?
PS: Burp aime aussi rire de moi à cause d’un bouquin que j’ai acheté et qui s’intitule explicitement “La truite”. J’aime mieux le dire moi-même avant qu’il ne le fasse par le biais des commentaires. Si vous cherchez un manuel sur la psychologie des salmonidés, ça rulz. Je vous sens trépigner d’impatience bande de jaloux…
April 29th, 2008
Si je me fie aux statistiques fournies par Feedburner, le nombre d’abonnés à ce blogue est passé de 533 mercredi passé à 343 le lendemain, pour remonter à 497 hier et redescendre à 353 aujourd’hui.
MAJ: Tiens, aujourd’hui je touche un record à 707. Le double d’hier…
Que le nombre de visiteurs varie fortement d’un jour à l’autre, c’est normal. Que le nombre d’abonnés varie aussi fortement dans des intervalles aussi courts, j’en doute.
Décidément, l’intégration de Feedburner aux autres services de Google traîne en longueur et le degré de confiance que j’ai envers leurs stats ponctuelles s’érode de plus en plus… Des idées?
April 29th, 2008
Bien sûr que oui.
Mais alors pourquoi presque tout le monde essaie de démarrer une entreprise qui vaudra 2 milliards dans 3 ans, cherche du financement plutôt que des clients et s’inquiète de la mise à l’échelle de ses produits avant même d’en avoir vendu un seul?
Ce sont là de bonnes questions auxquelles répond David Heinemeier Hansson (37Signals) dans cette conférence pleine de bon sens.

En résumé:
- Vos chances de démarrer une entreprise rentable avec chiffre d’affaires de 1 million sont infiniment plus grande que celle de démarrer le prochain Facebook;
- Avec la pression des actionnaires et les réunions à n’en plus finir, vous aurez probablement plus de plaisir à diriger une entreprise petite mais rentable qu’une grande mais déficitaire;
- Il y a un secret qui n’en est pas un pour faire suffisamment d’argent en ligne: facturer pour un service qui offre une bonne valeur. Tout gratuit? Certaines choses, mais pas tout.
- Avez-vous besoin d’être milliardaire pour être heureux? On introduit ici le concept de “Lifestyle business” dont j’entendais parler pour la première fois et que j’aime beaucoup…
À partir de quand une personne possède-t-elle assez d’argent pour combler ses besoins et réaliser ses désirs? A-t-on vraiment besoin de 25 millions par année pour ça? Est-ce qu’on est un looser parce qu’on se “contente” d’un bon revenu, des collègues heureux, d’une réputation enviable et d’une vie agréable?
Pour moi, c’est amplement suffisant. Et ça ne m’empêche pas d’être ambitieux et compétitif, mais à une échelle qui reste humaine, enfin je crois.