Ce billet fait suite à la lecture de celui de Michelle Blanc : La phobie du taux horaire. J’ai commencé à écrire un commentaire, et je me suis dit que Michelle apprécierait davantage un lien entrant. Je suis comme ça, généreux de nature… ;)
Je vous propose d’aller d’abord lire son billet pour comprendre celui-ci. Allez-y, je vous attends…
Je n’arrive pas à retrouver la référence (je vais le faire plus tard, j’ai pas que ça à faire tout de même…), mais j’aime bien illustrer ce paradigme à mes clients hésitants avec l’histoire vécue suivante.*
Henry Ford était un homme d’affaires coriace. Une des machines les plus importantes de sa première chaîne de production s’est un jour arrêtée de fonctionner. Il a donc fait appel à un ingénieur réputé pour la réparer, très vite, parce que cet arrêt avait un impact direct, à chaque heure qui passait, sur le chiffre d’affaires de l’entreprise. Bref, Henry Ford avait un problème, et ça faisait mal.
L’ingénieur est donc arrivé sur les lieux, et a procédé à un examen sommaire de la machine. En quelques minutes, il a indiqué avec une craie l’endroit précis où les ouvriers devraient percer un trou qui permettrait d’atteindre et de réparer efficacement la pièce défectueuse. Problème réglé.
Il a ensuite envoyé une facture d’un montant de 10000$ à Henry Ford. À l’époque, c’était une somme.
Henry Ford a refusé la facture, lui demandant quel genre de taux horaire loufoque il pratiquait. Le type lui a en a donc retourné une autre, avec les détails suivants :
‘1- Réparer la machine : 15 minutes. 10$.
2- Savoir comment réparer la machine (rapidement) : 9990$.
Il a reçu son chèque.
Et vous, à qui confiez-vous vos problèmes importants? Au plus bas soumissionnaire “conforme” qui suivra VOS processus, ceux-là mêmes qui sont possiblement à l’origine du problème que vous essayez de régler?
…Ou alors à un professionnel qui apportera des solutions pertinentes, intelligentes et efficaces, mais peut-être différentes de celles que vous envisagiez?
–
* Référence retrouvée : il semble que l’anecdote précis soit une légende urbaine (même si ce n’est pas clair), ce qui n’empêche bien sûr pas la morale d’être légitime. http://answers.google.com/answers/threadview?id=183998 et http://www.snopes.com/business/genius/where.asp
January 10th, 2011
par Catherine Morissette
Bizarrement, je vis un peu le problème inverse. Souvent, les gens pensent que parce qu’ils payent leur avocat au gros taux horaire, ils vont avoir un service hors du commun.
Il est vrai que de faire affaires avec un gros bureau signifie faire affaires avec une grosse machine, qui a de nombreuses ressources.
Mais selon l’importance que votre dossier a aux yeux de votre avocat, il pourrait décider de le confier à un junior, sous sa supervision.
Donc en bout de ligne, vous payez le gros taux 2 fois, une fois pour le travail accompli et une fois pour la supervision.
Ce que j’ai constaté, c’est que le taux horaire parfois exorbitants des avocats découragent carrément les PME de faire affaires avec l’un d’entre nous. Alors les entrepreneurs décident de s’organiser tout seul.
Puisque je suis à mon compte, j’essaie de trouver le juste équilibre entre laisser mes services accessibles pour ma clientèle et être payée à la hauteur de mon expertise.
Alors j’offre des banques d’heures, des forfaits et parfois, on y va à un taux horaire fixe!
Chaque milieu a ses particularités on dirait!
February 2nd, 2011
par Anonymous
[...] mois passé, je vous ai raconté une anecdote qui permettait d’illustrer clairement la différence, en cons…. J’ai eu aujourd’hui une occasion en or de tester la [...]
February 17th, 2011
par Gagner du temps avec les appels d’offres gouvernementaux basés sur les prix. — Michael Carpentier.com
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