Fujifilm X100 vs Panasonic GF1 : plus cher, mais bien meilleur?

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Le parfait bonheur…

J’utilise un Panasonic GF1 depuis maintenant un peu plus d’un an. Cet appareil versatile doté d’un senseur micro 4/3 (m4/3 pour les initiés) offre la souplesse d’un reflex dans un format quasi compact. Il permet d’utiliser des lentilles interchangeables, et bien que son senseur soit plus petit que celui d’un “vrai” SLR, il est néanmoins beaucoup plus gros que ceux des appareils compacts de type “point and shoot”.

On peut dire que le GF1 (doté de l’excellente lentille Panasonic 20mm f1.7) est un appareil dont le principal avantage est l’équilibre et la polyvalence : petit, relativement léger, qualité d’image très satisfaisante. Il ne battra pas votre gros SLR pour la qualité de l’image et n’offre pas de viseur intégré, mais vous le transporterez partout, il coûte beaucoup moins cher et il performe assez bien dans la plupart des conditions pour que vous soyez satisfait des images obtenus. Il semble que “Panny” ait choisi tous les bons compromis, ce qui est rarement une recette pour le succès!

Le GF1 permet aussi de choisir parmi une variété de lentilles impressionnante. En y ajoutant un adaptateur, on peut utiliser les lentilles à focus manuel de plusieurs marques. Par exemple,  j’utilise régulièrement une jolie Voigtlander 40mm f1.4 et une Leica de même focale f2. J’ai aussi batifolé avec quelques Minolta MD et même une vieille Canon f1.2 qui avait encore du coeur au ventre.

L’excitante nouvelle maîtresse…

Étant atteint de la maladie de l’adoption hâtive (traduction libre de “early adopter syndrom”), j’ai succombé malgré mon bonheur apparent aux charmes du Fujifilm X100, nouvelle vedette de l’écurie japonaise.

Avant même son arrivée sur le marché, le X100 a fait couler énormément d’encre virtuelle : sexy, ressemblant beaucoup à un Leica M3, doté d’un viseur magique capable de passer du mode analogique au mode numérique presque instantanément, d’un senseur APS-C plus grand que celui des appareils m4/3 et équipé d’une lentille fixe Fujinon équivalente à une 35mm f2. La totale pour ceux qui peuvent se passer de lentilles interchangeables.

Dès sa présentation, le Fujifilm X100 fut perçu comme un sauveur potentiel pour les photographes amateurs qui rêvaient d’un Leica M9, mais n’en avaient pas les moyens.

90% des mes photos étant prises avec la lentille équivalente à 40mm de Panasonic, passer de cette lentille à une 35mm tout en quadruplant la taille du senseur ne pouvait pas faire de mal.

En prime, le X100 offre un viseur, attribut dont est dépourvu le GF1.

Tout nouveau, tout beau : j’ai succombé.

Les premiers doutes…

Quelques jours avant l’arrivée du X100 au Canada, les premières photos prises par des propriétaires d’outre-mer furent publiées sur le Web.

Généralement de bonne qualité, on remarquait quand même une forte tendance de la lentille à nous offrir des images au rendu très crémeux (soft) à large ouverture. Peut-être même trop crémeux.

On parlait aussi de problèmes d’ergonomie et d’une certaine lenteur. Bon, rien n’est parfait. De toute manière, la maîtresse était déjà dans l’avion. Trop tard pour reculer.

Le premier regard…

Dès l’arrivée du X100, j’ai fait quelques tests de prise en main qui m’ont permis de constater que l’ergonomie de l’appareil est très acceptable. Chaque marque ayant sa façon de positionner les commandes, il faudra vous attendre à une période d’adaptation si vous utilisez présentement un appareil Nikon, Canon, Panasonic ou autre, mais rien de dramatique. Tout est à sa place, et bien réfléchi.

La qualité du boîtier est extraordinaire : l’assemblage des composantes est parfait, et l’utilisation de métal pour presque toutes les pièces visibles (sauf les boutons situés à l’arrière) donne une impression de qualité et de solidité de plus en plus rare avec les appareils photo modernes.

Voilà donc un appareil avec lequel on aura envie de faire de la photo, et avec lequel on voudra être vu. Ce qui ne gâche rien.

Une mise en garde…

Il est important, avant d’aller plus loin, de considérer VOS préférences photographiques avant de porter un jugement : l’appareil parfait n’existe pas, parce que le style de photo que chaque personne pratique demande des capacités différentes de l’appareil choisi. L’un excellera en portrait, l’autre en paysage, un troisième pour les photos de sports.

Vous devez donc choisir l’appareil qui convient à VOS besoins, et considérer ce billet comme une critique biaisée par mes préférences personnelles :

  • “Street photography” ou photoreportage;
  • Photo urbaine de nuit;
  • Photo d’architecture, d’art, de nature ou de bouffe, surtout pour les détails (souvent en macro) et moins pour les prises grand-angles;
  • Prises de vues à grande ouverture, souvent à f1.7 ou f2.0;
  • Appareil petit, léger et robuste, que je peux amener partout avec moi, surtout en voyage.

La cohabitation…

Étant tout de même loyal, j’ai offert à mon bon vieux GF1 la possibilité de répliquer à ma nouvelle conquête lors de quelques essais, histoire de voir dans quelles situations chacun de ces appareils s’en tirerait le mieux. Qui a dit qu’un ménage à trois n’était pas possible?

Les premiers rapprochements…

J’ai débuté par un réchauffement à l’intérieur, en tirant quelques prises de vues rapprochées d’objets divers.

Photo 1 : GF1, f1.7, détail d’une affiche, prise rapprochée.

Photo 2 : GF1, f2, détail d’une affiche, prise rapprochée.

Photo 3 : X100, f2, détail d’une affiche, prise rapprochée.

Photo 4 : X100, f2.8, détail d’une affiche, prise rapprochée.

Première constatation : contre toute attente, le GF1 botte sévèrement le derrière du X100 dès que l’objet est très près du photographe. À moins d’un mètre, le X100 est un peu hypermétrope, surtout à f2. Les prises de vues sont carrément floues.

Autre constatation, il faut absolument prendre le temps de passer en mode macro (ce qui demande 3 manipulations avec les boutons au dos de l’appareil) pour arriver à prendre une photo simplement acceptable à faible distance.

Il n’y a néanmoins pas de grande surprise de ce côté : l’appareil ressemble à un rangefinder et se comporte comme tel. Ces bestioles n’ont pas la réputation de se comporter avantageusement à très courte distance. On s’en doutait, mais l’avantage marqué du GF1 surprend quand même.

Une distance plus confortable?

J’ai ensuite fait quelques clichés pour évaluer la netteté de la lentille à une distance d’environ 2 mètres. Déjà là, les choses s’améliorent, mais on arrive encore à de meilleurs résultats en choisissant une focale de f2.8 ou davantage (ce qui complique un peu les choses à l’intérieur quand c’est un peu sombre, et demande d’augmenter l’ISO pour compenser). Mais bon : la qualité de l’image obtenue semble compenser l’effort.

C’est à ce moment que le GF1 sembla me lancer un “moi aussi, moi aussi!” pour défier le X100. Exauçant son souhait sans me faire d’illusion, je l’ai ajusté selon les mêmes paramètres (ouverture et ISO) pour lui donner sa chance. Et il ne l’a pas raté : sans le caprice d’avoir à passer en mode macro pour des photos rapprochées, le GF1 livre des photos d’intérieur en luminosité moyenne de qualité très similaire à celles du X100.

Photo 5 : X100, f2.8 – Appareils photo.

Photo 6 : GF1, f2 – Appareil photo.

Malgré son senseur plus petit, le GF1 tire profit de sa capacité à offrir des images nettes à f1.7 ou f2.0, ce que le Fuji X100 peine à faire. Et mes appareils photos de collection ont besoin d’un bon époussetage.

Je me suis dit que ce devait être le désespoir du GF1, ou mon habituel esprit trop critique envers la nouveauté. Je donnerais donc la chance au X100 d’écraser son compétiteur le lendemain, en extérieur. Après tout, cet appareil vaut plus de 2 fois le prix de son concurrent, son senseur est 1.6 fois plus grand et les lentilles Fujinon ont une réputation qui n’est plus à faire.

Cela devait être une victoire facile et sans appel… Mais ce ne fut pas exactement le cas.

Deuxième round, à l’extérieur (le jour).

Cette fois, tout y était pour le X100 : une journée pas trop ensoleillée, parfaite pour éviter les zones d’ombre trop intenses et les trop forts contrastes. Je suis donc sorti faire quelques photos sans comparatif, enfin seul avec ma nouvelle idylle. Les quelques tests se sont révélés satisfaisants, mais quelque chose commençait à m’agacer. J’avais du mal à voir l’amélioration marquée à laquelle je m’attendais, et les conditions étaient presque idéales.

Photo 7 : X100, f5.6 – Église.

Photo 8 : X100, f5.6 – Détail d’une porte de l’église.

Photo 9 : X100, f2 – Détail d’une porte du musée.

Photo 10 : X100, f8 – Lierre grimpant.

Les photos obtenues étaient correctes, mais manquaient définitivement du facteur “wow” qu’un appareil de ce prix devrait livrer. Bien sûr, le X100 est initialement dépourvu du format de fichier RAW, puisque les mises à jour des logiciels de traitement d’image à cet effet ne sont pas encore publiées. Mais tout de même…

La lentille reste un peu trop douce à mon goût à l’ouverture f2, et aux ouvertures normalement utilisées pour faire de la photo de paysage (f8.0 et +), bien que le centre de l’image soit très clair, ce sont les côtés qui pâtissent et perdent en clarté.

Photo 11 : X100, f16 – Paysage.

Non seulement la nouvelle maîtresse n’aime pas y voir de trop près, elle se méfie aussi des grandes distances. Ça commence à ressembler à du caprice.

Une invitation au resto.

Je me suis dit qu’un repas en tête-à-tête permettait probablement de régler ces petits irritants. J’ai donc offert un délicieux focaccia aux escargots à ma nouvelle conquête, qui n’en a fait qu’une bouchée. Malgré mes réserves de la veille sur le mode macro, il faut admettre qu’avec une bonne lumière, le rendu obtenu est satisfaisant. Cependant, j’ai dû utiliser une focale f2.8 parce que le rendu obtenu à f2 était encore trop crémeux. Et la crème, je la préfère dans mes recettes.

Pendant ce temps, le GF1 prenait aussi quelques bouchées. Les résultats obtenus n’étaient pas piqués des vers, et j’avais la liberté d’utiliser une focale f1.7 ou f2 sans problème.

Photo 12 : X100, f2.8 – Focaccia.

Photo 13 : GF1, f2 -Focaccia.

J’estime que les résultats du X100 dépassent un peu ceux du GF1 dans ce cas précis, mais ce n’est rien pour écrire à sa mère. (De toute manière, à moins que votre mère ne soit une fanatique de photo, elle risque bien de s’en foutre royalement.)

Une sortie de soirée.

Commençant à douter du réel avantage du X100 sur le GF1, je lui ai offert une chance inouïe de faire valoir ses attributs uniques : une sortie de soirée, en ville, où la taille de son senseur devait le placer très en avant du GF1 en capacité théorique d’aller chercher des détails en faible luminosité sans ajouter trop de bruit à l’image. Un test que le X100 ne pouvait pas vraiment échouer.

J’ai commencé par quelques photos de détails architecturaux, pour lesquelles le X100 a remporté la palme, surtout pour celles où un fort contraste de luminosité était visible. Son grand senseur montrait enfin son potentiel.

Photo 14 : X100, f2 – Mur et contraste.

Photo 15 : GF1, f1.7 – Mur et contraste.

Je suis ensuite passé à une situation de luminosité complexe, où des zones d’ombres côtoyaient plusieurs sources d’éclairage. Cette fois, à ma grande surprise, le GF1 tient tête au X100 : malgré une grande différence quant au traitement des couleurs, la netteté des détails est à peu près identique. Et les couleurs, c’est facile à ajuster en post-production.

Photo 16 : X100, f2 – Escalier.

Photo 17 : GF1, f2 – Escalier.

Pour la dernière photo du comparatif, j’ai essayé une prise de vue de type paysage, qui permettait de bien évaluer la différence dans la qualité globale de l’image en comparant les détails de plusieurs zones de la photo. Cette fois, le grand senseur du X100 lui offre l’avantage, dont l’effet est surtout visible dans les zones sombres où l’absence de bruit est appréciée. Mais ce n’est pas une victoire écrasante, loin de là.

Photo 18 : X100, f2.8 – St-Roch by night.

Photo 19 : GF1, f2.8 – St-Roch by night.

Remarquez cependant la différence de qualité des zones très sombres, comme le ciel. Le senseur du X100 donne une raclée au M4/3 grâce à la quasi absence de bruit, appréciée pour la photo de nuit.

Il faut noter un détail important pour les photos prises en faible luminosité : pour la majorité des photos, le X100 a eu besoin de 2-3 fois plus de temps que le GF1 pour compléter la prise de vue, demandant 0,3 sec quand le GF1 se contentait de 0,1, ou encore 0,7 sec quand le GF1 en demandait 0,2 à la même valeur ISO (800). C’est très surprenant, et difficile à expliquer. Quand on pratique la photo en faible luminosité à la main (sans trépied), le temps d’exposition est un facteur important à considérer.

C’est donc une victoire de la qualité d’image pour le X100, mais de la commodité pour le GF1.

Quelques déceptions…

Mon excitante nouvelle maîtresse japonaise semble pleine de potentiel, mais elle est dotée de quelques caprices :

  • Sa lentille 35mm ne lui permet pas d’exceller dans le portrait ou le macro… justement les moments où son rendu très doux (presque flou) à f2 lui donnerait un certain caractère.
  • Son grand senseur devrait lui offrir un avantage net sur le système m4/3 qui est muni d’un senseur plus petit. Mais avec la lentille Panasonic 20mm à f1.7, le GF1 va chercher beaucoup plus de lumière que le X100 à f2.8 (première focale qui offre une netteté satisfaisante selon moi), compensant ainsi pour un senseur plus petit. Avec les autres lentilles moins sensibles cependant, l’avantage va au X100.
  • Les prises de vues à courtes distances demandent une manipulation pour placer l’appareil en mode macro, alors que le GF1 ne demande rien de tel. Encore faut-il noter que la courte distance, pour le X100, comprend tout ce qui est à moins d’environ 1,50m de son objectif. Oubliez le 10cm du marketing de Fujifilm, c’est du bidon. N’oubliez pas, cependant, d’exposer à f2.8 au moins, sinon votre rendu sera plutôt crémeux.
  • J’ai l’étrange impression que cet appareil n’excelle ni dans les portraits (lentille trop courte), ni dans les paysages (lentille trop douce sur les côtés) et demande trop de temps pour compléter ses expositions en faible luminosité, là où son plus grand senseur devrait pourtant l’avantager. Ce qui lui laisse le photoreportage où il peut exceller, à condition que vous acceptiez d’utiliser son focus automatique parce que le focus manuel est beaucoup, beaucoup trop lent. Et que vos sujets soient au moins à 1,50m de vous, parce que sinon la manipulation pour entrer en mode macro vous fera perdre votre opportunité.
  • Là où Panasonic a réussi à faire tous les bons compromis, on dirait que Fuji est toujours juste un tout petit peu à côté de la plaque. Aucun appareil n’est parfait, mais au prix du X100 (1299$), on s’attend à un mélange réussi, aux compromis bien choisis. Oui, je sais, le X100 n’a jamais eu la prétention d’être pour tout le monde, mais ses caprices souvent contradictoires (voir les 3 premiers points de cette liste) s’additionnent comme autant de restrictions.
  • Bien sûr, impossible de changer la lentille. Ce qui, pour moi, n’est pas un réel désavantage mais quand on le compare au GF1 qui offre un rendement similaire en plus des lentilles interchangeables, on est en droit de se questionner. Voir aussi les avantages à ce sujet.

Mais aussi de bons côtés…

  • Le viseur optique/numérique est fantastique, lumineux et précis. Si vous n’aimez pas composer sur l’écran LCD au dos d’un appareil, vous adorerez cette particularité qui se rapproche de l’exploit technologique. Méfiez-vous cependant de l’erreur de parallaxe à courte distance quand vous utilisez le viseur optique.
  • La qualité des zones sombres en faible luminosité, presque sans bruit perceptible. La taille du senseur donne ici sa pleine mesure.
  • Sa taille restreinte, son poids raisonnable et la qualité potentielle des images vous donneront envie de l’emporter partout avec vous.
  • L’accessibilité des commandes manuelles est superbe. L’ouverture s’ajuste sur la lentille, la vitesse sur un gros bouton métallique sur le dessus du boîtier, à côté de celui qui offre la compensation de l’exposition. Heureusement, vous pourrez programmer l’ajustement de l’ISO sur le bouton “Fn” qui est facilement accessible, mais on aurait préféré un bouton dédié comme sur le Leica X1 et le GF1.
  • Le silence presque absolu dans lequel il opère. Pour ça, il fait passer le GF1 pour un gros balourd avec son “schlak!” tonitruant à chaque prise. La discrétion du X100 en fait l’appareil parfait pour les musées, les temples ou simplement le photoreportage quand vous souhaitez rester discret.
  • Un très beau rendu des zones hors-focus (bokeh), permettant d’isoler votre sujet de manière très esthétique.
  • Une lentille fixe à focale unique, et de très bonne qualité. Pour plusieurs ce sera un repoussoir, pour moi c’est merveilleux. Plus besoin de se demander quel bloc de verre on devra amener en voyage. Quand vous aurez trimballé 8 livres de matériel photo au sommet du Kilimanjaro, on rediscutera des plaisirs douteux des lentilles multiples… :)
  • Je sais que ça ne devrait pas faire partie des bonnes raisons de l’aimer, mais cet appareil est MA-GNI-FIQUE. Vous aurez envie de dormir avec.

En conclusion…

Alors, on la garde cette nouvelle maîtresse japonaise si sexy? Ça dépend.

Si on a toujours rêvé d’un Leica M9 sans avoir les 7000$ qu’il faut pour se le payer (et ça, c’est seulement pour le boîtier), on n’hésite pas une seule seconde et on devient amoureux fou;

Si l’absence de viseur intégré et le prix élevé du Leica X1 nous rebute, si on pratique surtout le photoreportage, que la focale classique 35mm nous plaît et que notre ouverture de prédilection est supérieure à f2.8, on fonce;

Si on est fatigué de transporter un gros SLR et qu’on cherche un appareil de qualité comparable, on la considère sérieusement mais on devrait aussi penser au système M4/3, principalement le Panasonic GF1, GF2 ou les Olympus Pen, ou encore la série Nex de Sony, qui offre aussi un senseur APS-C. Le rendu du X100 est un peu supérieur au m4/3 à partir de f2.8, mais on peut se demander si cette différence en vaut le prix.

Si on possède déjà un appareil de type M4/3, on devrait réfléchir sérieusement avant de briser son mariage… La maîtresse a ses caprices et n’offre pas tellement plus que votre douce moitié actuelle… mais elle est tellement belle que je vous comprendrais de tomber sous le charme! Assurez-vous cependant que ce soit pour les bonnes raisons, parce que sinon vous risquez de vous retrouver avec un superbe bibelot un peu dispendieux, pendant que votre m4/3 plus souple, plus rapide et pouvant utiliser plusieurs lentilles continuera à se taper le vrai boulot, sauf pour quelques occasions bien spéciales.

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Pour ma part, je me laisse encore quelques jours pour décider. Mon plan initial était de conserver le GF1 pour les voyages, et d’utiliser le X100 pour les photos plus artistiques ou le noir et blanc. Après mes essais initiaux, je constate que la différence de qualité d’image entre les deux appareils, surtout à grande ouverture, n’est pas aussi grande que je l’attendais. Peut-être est-ce une question d’habitude, mais la faible netteté de la lentille à f2.0 m’agace, alors que d’autres apprécieront ce type de rendu.

J’ai néanmoins du plaisir à utiliser le X100 en raison de son viseur intégré, de la qualité générale de ses images en faible luminosité, de sa discrétion et du potentiel qui reste à explorer quand les fichiers en format RAW pourront être utilisés.

Si je ne possédais pas aussi un GF1 et sa redoutable lentille 20mm f1.7, nul doute que ce serait le parfait bonheur. Seulement, je me demande si le ménage à trois avec deux appareils qui se ressemblent autant a beaucoup de sens…

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Pour ceux que le sujet intéresse, Michael Reichmann de Luminous Landscape vient de publier une excellente critique sur le X100. Ses commentaires sont élogieux, mais il remarque la même chose que moi au sujet des compromis mal choisis :

“I hate anything that gets in the way of my being able to change a camera’s settings quickly and transparently when the situations demands. If I’m using a technical or view camera I have endless patience for slow setting controls. But not on a camera designed for street or documentary style shooting. Even one extra button press, or needing to scroll down a menu to find a needed setting can cause the shot to be lost, and that’s unacceptable. I suppose that it’s my background as a photojournalist that brings out this frustration.”… “The issue is relevant though because the X100 is clearly designed specifically as a camera for documentary style street shooting. For it to do anything to impede the photographer (as it does) because of some poor user interface choices, is all the more disappointing.”

Mais au bout du compte, il apprécie tellement la qualité globale de la caméra qu’il s’en est acheté une. À lire pour compléter votre réflexion!

MAJ : autre critique élogieuse par Steve Huff, un enthousiaste de Leica qui le compare avantageusement au X1.

~ Fin de l'article et début de la conversation ~