Je reviens, un peu aviné, d’un dîner de fous, accompagnés de gens passionnants.
Quelques idées émergentes, en vrac et sans censure:
- Je suis fatigué d’essayer d’aider des gens à faire de la mauvaise politique avec de bons outils. Il est temps de passer à autre chose.
- Québec (la ville) a besoin de crackpots, en effet. Mais pas nécessairement ceux dont on entend toujours parler, et qui sont issus de réseaux fermés. La ville a besoin d’air, et d’ouvrir ses réseaux!
- Il faut cesser de parler de consultation publique et se mettre à parler -et à encourager- la participation publique. L’engagement citoyen. La responsabilisation.
- Les leaders publics lancent souvent de très bonnes idées et on leur reproche ensuite de ne pas les livrer. C’est pourtant normal, la machine gouvernementale ne peut pas toujours les suivre. Et si on se donnait les moyens de court-circuiter ce processus et de favoriser l’adoption des idées directement par les citoyens? Qu’on leur offre des moyens -et le goût- de se les approprier, de les bonifier, et surtout d’agir?
- Il faut favoriser l’émergence d’une culture de responsabilisation et de prise de conscience du pouvoir des individus, au-delà des structures institutionnelles et politiques.
- La culture du “grassroots”, au Québec, est très faible. Les Québécois se voient généreux et solidaires, et sont en fin de compte ceux qui donnent le moins de temps et d’argent à leur communauté au Canada. Au-delà des sempiternelles excuses, est-il possible de changer cela?
- Il faut penser au bien commun et éviter la polarisation. Souvent, cela est plus facile au niveau local. Il faut favoriser l’apparition d’une culture qui permet la multiplicité des petits projets, les échecs rapides et peu coûteux qui permettent l’évolution des idées.
Merci chers fous, que je me retiens de nommer pour le moment!
Tags: politique, remixonsquebec




10 commentaires ↓
Je me dénonce, comme on dit en France! Je reconnais avoir dîné avec toi — et quelques autres…
Je te souhaite une bonne digestion… je n’aurais jamais osé prendre un dessert cochon comme celui que tu as pris!
À voir l’horrible état de ta serviette de table à la fin du repas, je me demande qui est le plus cochon des deux! ;)
Je peux attester du piètre état dans lequel Clément a laissé sa place : nappe déchirée, gribouillis un peu partout, et je suis certaine qu’ils ont du mettre sa serviette de table à la poubelle! La prochaine fois, pour te faire pardonner (et peu importe l’heure à laquelle t’arrives) on t’offrira gentiment l’occasion de choisir… et de payer le vin!!! Cheers!
Et hop la… c’est fait…je me dénonce aussi!
Hein? J’étais là , moi? J’ai un vague souvenir de quelques délires. Mais j’avoue que la couleur de la serviette de table de Clément restera gravée dans mon esprit jusqu’à ma mort!
On se rejoint sur au mois une chose : http://blogueurcitoyen.com/?p=1432
[...] rassurant de voir qu’il peut y avoir des dîners de fous à Québec. Moi qui ai fait le choix de militer dans un parti politique municipal, je suis renversé [...]
Il suffit que je m’absente pour un repas pour que ce genre de chose se produise… je me pose des questions. ;-)
[...] jours de l’événement, j’ai eu eu envie avec quelques amis rêveurs de ville (ou dîneurs fous, selon le point de vue) de me faire l’écho d’une partie des commentaires et avis [...]
[...] plusieurs mois je réfléchis seul et avec des amis, à ce que doit devenir la ville pour être le meilleur endroit où réaliser mes rêves. En [...]
[...] quelques amis soucieux de politique, d’urbanisme, de processus collaboratifs et de démocratie, nous nous permettons une petite incartade précédant la venue que Québec Horizon Culture. [...]
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