Et oui, encore un foutu billet sur ce foutu sujet. Comme si vous n’aviez pas assez lu à ce sujet pour en avoir mal au coeur. J’en ai moi-même marre comme vous n’en avez pas idée, mais je sursaute toujours quand je lis une erreur factuelle énoncée en vérité. Ça m’irrite, peu importe de quel côté elle vient.
Suite à une chronique où il parle de la fermeture de l’encyclopédie numérique Encarta, Tristant Péloquin fait l’énoncé suivant dans un commentaire:
‘“Mais jusqu’à maintenant, du moins en ce qui a trait aux journaux en ligne, toutes les tentatives de créer du contenu haut de gamme payant ont échoué…”
Pourtant Le Devoir, (un quotidien de Montréal, un concurrent de La Presse), semble bien se tirer d’affaires avec sa version partiellement payante sur le Web. Et, bien qu’on sorte du modèle purement journal, plusieurs bons magazines comme HBR et McKinsey s’en tirent aussi très bien. Et ils sont loins d’être les seuls. Le modèle existe, donc. Ce n’est pas une élucubration.
M. Péloquin, moi aussi je serai inquiet quand je ne pourrai plus payer pour accéder à des sources valides, solides et réputées. Et il y a plein de gens comme moi sur cette planète, qui achètent des journaux, des magazines, des livres. Et qui paient, parce qu’ils les apprécient. (J’achètes pour plus de 75$ de journaux, magazines et livres chaque mois, sans grincer des dents.)
Mais le fait de faire payer n’est pas un gage de qualité, loin de là. D’associer les deux systématiquement est une distortion de la réalité. Quand un magazine gratuit pour le consommateur ne comporte pas plus de publicité qu’un autre pour lequel je débourse 7,95$, et offre en plus une qualité de rédaction supérieure, celui qui essaie de m’arnaquer ne peut s’en prendre qu’à lui-même si je passe mon chemin la prochaine fois.
Ce qui tue le modèle payant, ce n’est pas la gratuité. C’est la mauvaise qualité du produit pour lequel on paie.
~ Fin de l'article et début de la conversation ~
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