Un anti-spam pour ma boîte aux lettres?

Il y a une semaine, j’ai installé bien en évidence sur ma boîte aux lettres un autocollant où il est écrit le texte suivant:

 

Pas de publicité svp, merci. Ni publisac, ni publicité postale.

Je pensais avoir réglé le problème de la publicité postale non sollicitée. Mal m’en prit.

Depuis, j’ai reçu dans ladite boîte aux lettres une publicité pour un agent immobilier, un publisac, un catalogue de meubles et un tas d’autres trucs aussi peu ciblés. Chacune de ces publicités qui constitue un petit gaspillage de ressources qui, tous pris ensemble, finissent par représenter pas mal de papier, d’encre, d’énergie requise pour la livraison, de frais pour le service de recyclage de la ville, le tout complètement inutilement.

Je vois souvent les gens prendre des mesures draconiennes pour contrer le spam par courriel, avec un certain succès. Pourquoi est-ce si compliqué d’arrêter le spam en papier?

Comment se fait-il que certains États/pays/provinces votent des lois pour obliger les envoyeurs de spam (courriel) à utiliser uniquement des adresses de gens volontaires (opt-in) mais que les publicitaires puissent nous enterrer sous le papier tant et aussi longtemps qu’on ne leur signale pas notre désir d’être exclus (opt-out)?

Peut-être parce que pour les envoyeurs de spam papier, il en coûte plus cher de prendre les exceptions en considération que de bombarder partout sans considération pour le ciblage, la permission accordée par les gens et l’environnement.

Je sais que les entreprises chargées de livrer les publicités sont payées selon le nombre de pubs distribuées, et qu’elles portent une part de responsabilité. Cependant, elles sont aisément remplaçables : dès qu’une fermera, une autre prendra la relève, tant qu’il y aura de la demande.

Quand on veut lutter contre la drogue efficacement, on vise les producteurs, pas les simples pushers. Et dans ce cas, les producteurs sont ceux qui font semblant de ne pas savoir que leurs propres publicités sont distribuées n’importe comment, sans aucun souci du coût environnemental puisqu’ils n’ont pas à l’assumer.

Et si le coût d’un tel manque de respect pour l’environnement se faisait sentir sur la réputation des envoyeurs, croyez-vous qu’ils feraient plus attention? Je n’ai pas encore de solution, mais j’en cherche. Qu’en pensez-vous?

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13 commentaires ↓

#1 Francis Vachon le 02.08.08 à 11:31

En allant chercher ma vignette de stationnement au bureau d’arrondissement, j’ai pris un des collants “pas de circulaire ou publicité”. Fournis par la ville, donc.

Depuis, ça semble bien marché. Sauf… Pour le bulletin publicitaire de la ville de Québec et du quartier Montcalm…

#2 Gilles Herman le 02.08.08 à 11:34

L’été dernier le livreur de publisac est venu sonner à ma porte sous prétexte que mes enfants avaient griffé la portière de sa voiture avec leur vélo. Après une brève altercation (les marques étant à 1m de hauteur et les vélos mesurant 2 pieds ) il est reparti et depuis boude ma boîte aux lettres. Quel bonheur !

As-tu pensé à disposer un bac bleu devant chez vous et poser une pancarte : ” prière de déposer les publicités dans le bac ci-dessous ” ? Le message sera peut-être plus clair et plus culpabilisant.

Au final, le spam postal fonctionne comme le spam électronique. Tant qu’il y aura assez de personnes pour les lire et les utiliser, ils existeront.

#3 Philippe Yergeau le 02.08.08 à 11:42

C’est drôle que tu soulèves le point, je me possais justement la même question la semaine dernière lorsque j’ai reçu un beau gros catalogue qui a pris le chemin du recyclage.

Par contre simplement indiquer qu’on désire ne pas recevoir de publicité ne fonctionne pas. On ne recevera “peut-être” plus de publicité, mais la compagnie responsable de la production des catalogues ou des publis-sacs ne le sait pas, et continuera d’en produire, donc ils termineront aux poubelles (recyclage).

Habituellement ce qu’on voit dans ce type d’événement est que les médias s’en apparent et nous font pleurer puisque que c’est immoral et contre la nature. Par contre dans ce cas-ci, les médias sont une partie des auteurs de cette action, donc jamais ils en parleront.

Si vous trouvez une solution efficace pour contrer les publicitaires faîtes moi signe !

#4 JSB le 02.08.08 à 11:43

Peut-être que c’est quelqu’un qui ne sait pas lire qui passe les publisacs chez-vous?
Essaie avec un pictogramme du genre d’un camelot pendu ou écartelé. T’auras peut-être plus de succès.
;-)

#5 Simon Bédard le 02.08.08 à 11:49

Wow! Merci! Bravo!

On parle d’entreprise verte partout et on oublie la plaie béante qu’est la publicité papier non sollicitée. J’achète du papier de toilette fait de papier recyclé, mais Dieu sait que je mets au bac beaucoup plus de circulaire et autre pollution mentale que je consomme de papier de toilette (n’essayez pas de me dire qu’il faut bien que je mette au recyclage quelque chose pour avoir mon papier de toilette).

Il faut, en effet, qu’on se réveille pour éradiquer ce fléau. Oui, il faut que les entreprises se fassent connaître. C’est leur responsabilité de trouver des moyens respectueux des gens et de l’environnement. Le publipostage, c’est effectivement du SPAM.

Une grosse entreprise que je connais a fait le test. Ils ont comparé les résultats d’une campagne Web à une campagne de marketing direct non sollicité. Ils ont mis le paquet : quartiers ciblés, pub de grande qualité, sac séparé. Ils se sont vite rendu compte que cette approche n’était pas du tout avantageuse au niveau de l’efficacité et surtout au niveau du coût environnemental.

#6 Stéphane Guérin le 02.08.08 à 12:18

Dans plusieurs cas, chez nous du moins, c’est Postes Canada qui livre la pub. Je doute que le facteur se mette à trier en fonction de ce qui est écrit sur la porte.

#7 Michael le 02.08.08 à 14:16

Stéphane, Postes Canada fait en effet une partie de la livraison de publicités. Et c’est justement un problème: je me souviens que le syndicat des postiers avait à l’époque demandé à ne pas être obligé de le faire, mais que la direction en a décidé autrement. C’est vraiment génial pour une société d’État… ;)

Et dans ce cas, oui, le facteur devrait avoir à trier. Pourquoi celui qui passe les publisacs le fait, mais pas le facteur? Ça devrait faire partie des coûts qui viennent avec le bénéfice, pour Postes Canada, de distribuer de la publicité. Quand les facteurs devront passer le 1/3 de leur temps à trier du courrier, peut-être que Postes Canada sera obligée de revoir sa décision.

Tout ça ramène justement à l’idée de base: ce n’est pas le distributeur qui est en cause mais l’émetteur. C’est lui qui doit savoir ce que les gens pensent de sa publicité polluante.

Qqun a une idée de comment on pourrait utiliser le Web à cette fin? Un groupe de pubs scannées sur Flickr, qqch de ce genre?

#8 Anne-Marie le 02.10.08 à 12:12

Il est effectivement très dommage de gaspiller nos ressources et polluer l’environnement avec autant de publicité non pertinente.

Si les annonceurs et entreprises, à la recherche de visibilité, de nouveaux marchés et de clientèles, étaient mieux informés sur l’efficacité d’un tel moyen de distribution « la poste », ils « les annonceurs « songeraient d’avantage à utiliser le Web comme véhicule publicitaire plus efficace et plus écologique.

Retour sur l’investissement, pourtant simple à comprendre non ?

#9 Richard le 02.11.08 à 13:14

Je connais des personnes qui appliquent un truc simple : ils mettent la publicité dans les enveloppes pré-affranchies de réponse et les envoies.

La compagnie à la base de la publicité (exemple MasterCard, Bell, etc.) est alors obligée de se débarrasser elle-même des publicités … tu envoies à Bell les publicités de MasterCard etc. …

Ça doit être intéressant de voir la face du gars qui ouvre les enveloppes de réponse … et demander à son superviseur quoi faire avec …

#10 Michael le 02.11.08 à 13:30

C’est en effet un bon truc dont j’ai déjà entendu parler. Mais ça demande pas mal d’efforts et de main-d’oeuvre. C’est difficile de retourner 25 publicités à 25 envoyeurs différents, alors qu’un seul envoi permet de polluer ma boîte aux lettres.

Mais c’est à considérer…

#11 Simon Bédard le 02.12.08 à 9:14

Je l’avoue, il m’arrive, dans un élan de frustration, de remettre toute la publicité non adressée directement dans la boîte aux lettres. Mais là on attaque le distributeur.

Pardon!

#12 Philippe Yergeau le 02.13.08 à 8:17

D’un autre côté, si les facteurs trient le courrier ils perdent du temps… et ne pourront finir leur « run » à 12h malgré le fait qu’ils sont payés jusqu’à 15h.

#13 Sylvain C le 02.23.08 à 15:33

Je ne sais pas si ceci est valide mais bon… J’ai moi aussi un autocollant qui indique que je ne veux plus de publicité ou de Publisac, mais il semble que le facteur est incapable de lire (ce qui expliquerais les échanges de courrier entre moi et mes voisins les samedi après-midi) et que le même problème de lecture soit affligé au gars du publisac.

Mais voici ma proposition, une mise en demeure une fois par année contre Transcontinental (Publisac) pour recouvrir les frais engendré par le recyclage qui nous sont chargé par la ville à même nos taxes municipales, et les frais encourus pour mon temps perdu à me déplacer de ma porte au coin de la rue qui est en bonne et due forme une perte énorme de mon temps qui est redevable à 45$ de l’heure (une heure minimum par déplacement).

S’il y a un avocat dans ce blogue laissez-nous savoir si ceci est possible vu que c’est une forme de pollution sur mon terrain et ce 2 fois par semaine. Si ça marche Transcontinental se trouverais avec des mises en demeure incroyables de tout les côtés de la province.

Sinon, est-ce possible de déposer plainte à la ville pour juste cette pollution? Si j’ai clairement affiché que je ne veux pas de publicité et que ça continue n’est-il pas raisonnable de dire que ceci est comme lancer sa canette de liqueur par la fenêtre de son véhicule? Passable d’une amende?

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