Après deux bonnes discussions téléphoniques, moi et un intéressant -et très flatteur- correspondant avons convenu que ce déjà très long billet aurait une suite.
En effet, il ne montre que la partie visible de l’évolution dans l’utilisation du Web dans la campagne d’Obama. (Notez le terme: évolution, et non révolution. Ce qui a été fait était spectaculaire, mais bâti en grande partie sur des acquis existants depuis plus longtemps que le Web social.)
Ce que le Web social a permis, c’est de mettre plus efficacement en relation des gens qui faisaient à presque 80% partie d’une fantastique base de donnée que les démocrates possédaient à propos de leurs sympathisants.
Avant de dire que nous pourrions faire la même chose au Québec, il faut donc se poser encore deux questions, qui mèneront probablement à deux autres billets:
- Quelle est l’importance de cette base de données pour nourrir les outils de la politique en ligne, et quelles sont ses caractéristiques? Les partis du Québec peuvent-ils bénéficier de ce genre d’outil?
- Le Québec possède-t-il une culture “grassroots” qui fournit un terreau fertile à une “campagne 2.0″? (Ma théorie est que cette culture est faible, mais que les outils sociaux du Web peuvent contribuer à son émergence. Mon correspondant semble plus sceptique, mais son expérience en politique m’impose une écoute attentive.)
Je dois avouer que pour moi, ces questions ne devraient pas se poser sous la forme “Est-ce possible” mais plutôt “Comment le rendre possible?”. Ce doit être un mélange d’inexpérience politique, de naiveté et de jeunesse, mais bon, je m’assûme très bien. On ne devient pas entrepreneur en considérant seulement les risques, mais plutôt les opportunités.
Comme on le dit dans ces cas là, la suite au prochain épisode… :)
PS: En fouillant au sujet du “grassroots”, j’ai découvert ceci: The Citizen’s handbook, a guide to building community. Je m’efforcerai de lire au cours des prochains jours afin de voir comment les Anglo-Saxons s’y prennent, et mieux comprendre. Avant le Web, les communautés existaient, oui oui! :)
Tags: politique




4 commentaires ↓
Merci Michael pour la belle trouvaille qu’est le Citizen’s handbook. c’est très bien et très inspirant.
… griffonne, regriffonne, taponne, bientôt, promis! Contructif même ;-)
Le grand classique en livre (hé oui, du papier) demeure Bowling Alone de Robert Putnam (http://www.bowlingalone.com/). Et il faut lire avec moult bémols cette entrevue de A. Robitaille avec Putnam qui parle d’engagement citoyen et de diversité culturelle, une particularité dont il faut tenir compte ici, au Québec.
Oooops, l’entrevue de Putnam
http://www.ledevoir.com/2007/08/16/153558.html
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