Supposons un instant que votre pas si humble serviteur ait été invité par:
A) un grand quotidien
B) à la télé
C) par le président de la Lettonie
D) Roger Michael. Non, lui, il est mort.
pour expliquer au bon peuple en 30 minutes ce que fait Facebook, pourquoi c’est bien et/ou pourquoi c’est mal, qu’espéreriez-vous que je dise et que je ne dise pas?
Parce que c’est précisément le cas. Enfin, un des cas ci-haut, mais j’ai promis de rester un peu discret sur l’identité du canal de diffusion tant que l’entrevue ne sera pas terminée, histoire de ne pas ameuter la concurrence. Enfin c’est ce qu’on m’a dit. Je dois être un “gros vendeur” qui s’ignore… ;)
Mon opinion sur Facebook a toujours été claire. Cependant, au cours des derniers mois où je me suis acharné à y trouver quelquechose d’intéressant, j’ai fini par voir quelques lumières.
La possibilité de créer rapidement un groupe de pression bien coordonné et bien informé, tel que souligné par mon collègue Mario ce matin, en est une. Pour ça, chapeau. Reste à voir le véritable poids de ce genre de groupe, et le niveau d’engagement réel de ceux et celles qui n’ont qu’à prendre 5 secondes pour “adhérer” à une cause, mais c’est un début.
Mais à part de cela? Une fois que tous vos collègues/camarades de classe d’il y a 22 ans auront tous essayé en vain d’organiser des retrouvailles avant de se rendre compte qu’il y avait peut-être de bonnes raisons au fait que cela fait 22 ans que vous ne vous êtes pas parlé, que faites-vous de Facebook? Vraiment là? Oui, je sais, vous restez en contact avec les copains. Ceux qui ne sont pas assez importants pour prendre le téléphone ou envoyer un courriel là. Mais à part de ça?
Quels sont les trucs sur Facebook qui vous inquiètent, qui vous dérangent (à part moi…) ou dont vous ne pourriez vraiment plus vous passer?
Je vous le promet, je vais essayer d’être positif, ou du moins neutre. Ça dépendra de vos réponses!
Tags: facebook
11 commentaires ↓
Personnellement ça m’a permis de rester facilement en contact avec mes “amis” pendant un déplacement de 3 semaines au Viet Nam. L’accès est facile et le fonctions de status et de messagerie suffisantes pour les besoins. Bref tout ce que j’attends de ce site : donner des nouvelles à qui veut bien en avoir.
Pour ma part je dirais que, pour une entreprise, c’est une plateforme pour les témoignages de clients ainsi qu’une belle oportunité pour mettre afficher son blog.
Par contre, ça peut avoir de très mauvais côté si les employés de l’entreprise en question ne savent pas comment rendre confidentiel certaines informations… j’ai vu dernièrement dans le profil d’un(e) employé(e) d’une certaine entreprise une belle phrase dans son status qui vient de ternir l’image de l’entreprise en question à mes yeux.
Ce n’est peut-être pas le cas pour tout le monde, mais de mon point de vue, Facebook ne comble aucun de mes besoins puisque d’autres alternatives (meilleures!) existent.
J’aime la photo, je fais de la photo, dans ce cas, j’utilise Flickr. Facebook ne lui arrive même pas à la cheville en terme de fonctionnalités et d’utilisabilité.
Je veux partager de l’information avec d’autres personnes (par exemple: en voyage), j’utilise mon blog. Beaucoup plus flexible et complet que Facebook.
Toutefois, je comprends que Gilles, s’il n’a pas de blog personnel, utilise Facebook pour combler le besoin de partage d’infos avec les amis.
Finalement, si je veux communiquer pur et dur, j’utilise l’outil qui me sert dans 95% de mes communications Web, mon courriel. C’est simple!
Sinon, pour les problèmes de Facebook… Beaucoup s’en font au niveau de la sécurité de leur infos personnelles… tout dépend ce que tu vas y mettre…
Mais comme Philippe, j’ai été témoin d’une personne qui avait mis une phrase, comment dire, inapropriée pour SON entreprise dans son Status.
Est-ce la même ? :)
Philippe, je suis allé voir ton blog et on ne parle pas la même personne
:P
Ceci permet de conclure que ça arrive plus qu’une singulière fois :)
Les blogues, flickr, et linkedin permettent de publier du contenu, facebook permet de publier des services.
Par exemple, on pourrait avoir une application lesbonnesfrequentations.com qui permet aux gens de noter des sites web, et aux auteurs de sites de s’inscrire pour être notés. Dans le profil, on pourrait voir quelle note on a mis à tel site, quel site on a inscrit pour être évalué, par quel biais on est connecté aux auteurs de tel site, etc.
Je fais partie des “non-facebook”. J’ai quelques bons ami(e)s, des copines sympa et des “potes” avec qui prendre un verre et j’ai de la misère à avoir assez de temps pour les “fréquenter” correctement. Je n’ai même jamais le temps d’écouter la télé… Alors, les anciens collègues de secondaires et autres “amis” obscures… tout simplement pas de temps à y investir…
[…] ← Facebook et vous, plaisirs et périls de la vie en 2.0 […]
[…] billet se veut une réponse au billet de mon ami Michaël, qui s’affiche comme un virulent critique de […]
En réponse au billet de Simon:
J’ai parlé d’un bar moi? lol
Ce que je dis, c’est que Facebook s’interpose comme intermédiaire souvent inutile alors que des moyens directs d’entrer en contact avec les gens existent. Et de plus, conserve les archives de communications chez lui, dans sa cour, dans un système fermé et propriétaire. Et qu’il y a une grande exagération dans la manière qu’ont plusieurs personnes d’en parler comme d’une révolution qui change la vie de tous (enfin, de 14% des gens au Québec…)
Si demain matin Facebook décide d’arrêter ses opérations (ou si ses investisseurs le décident à sa place), où iront toutes les archives de ces beaux échanges entre humains? À la poubelle. Quand je reçois un courriel d’un ami, je peux l’archiver ou pas, mais c’est mon choix. L’information réside sur mon poste.
Je te trouve bien humaniste quand tu affirmes que la publication d’informations personnelles sur Facebook est la conséquence “d’un désir d’ouverture et d’authenticité de la population en général, issu de la croissance d’Internet.” Un instant. Est-ce nouveau depuis l’arrivée de Facebook que les gens cherchent leurs 15 minutes de gloire? Facebook met en évidence une tout autre caractéristique de l’humain qui n’a rien à voir avec l’authenticité, et c’est le désir d’être vu, et de voir. Est-ce que tu penses que les gens qui auditionnent pour Star Académie y sont par “désir d’authenticité”? Je croirais entendre Jean-Jacques Rousseau nous parler de son “bon sauvage”… ;)
Ton propos au sujet des utilisateurs qui contrôleraient supposément la plateforme, ainsi que le commentaire de Ludo à ce sujet, me fait aussi sourire. Il y a UNE raison pour laquelle Facebook, comme n’importe quelle autre compagnie, écoute ses utilisateurs: élargir sa base de consommateurs et augmenter ses revenus. Ultimement, on pourrait dire que les consommateurs contrôlent toutes les entreprises parce qu’ils choisissent ou non d’acheter ou d’utiliser ses produits. On sait bien, en fin de compte, que ce n’est pas vrai. Facebook ne peut être considérée comme une exception à ce sujet non plus.
Finalement, l’argument à propos du “manque de courage” qui vient supposément du fait qu’on n’ose pas dire aux gens qu’on ne veut rien savoir d’eux est vraiment pissant. On peut être simplement conscient qu’on n’a plus grand’chose à dire à qqun après 15 ans de séparation, et qu’il y a des moments dans la vie qui favorisent les rapprochements et d’autres qui justifient qu’on s’éloigne sans devenir des ennemis. Facebook nous force à un “opt in” et à une obligation de réponse spontanée qui n’a rien à voir avec les mécanismes humains où se tissent les relations. Au quotidien, il est possible de ne pas devenir l’ami de quelqu’un sans dire non: on peut simplement s’abstenir de dire oui. La subtilité et la gradation de l’intensité des échanges ne seront pas remplacées par un formulaire avec deux réponses possibles: Oui/Non.
Ta phrase “désormais, les relations humaines ne se définissent plus en termes de distance spatiale ou temporelle, mais en fonction des intérêts et similitudes” me dérange. Heureusement, l’impact du Web sur les réseaux humains prendra encore un peu de temps à percoler avant qu’on puisse faire ce genre de déclaration comme une vérité immuable. Bien que le Web (dont Facebook fait partie) puisse aider à tisser ou renforcer des liens par-delà la distance, je pense qu’il est présomptueux d’affirmer aussi radicalement que la proximité et les circonstances n’ont plus d’importance pour la création de liens.
J’ai connu des gens par le biais du Web bien avant Facebook (IRC qqun?). Certaines de ces relations ont duré, d’autres pas. Cela ne m’a pas empêché de connaître bien plus intimement des gens que j’ai côtoyé au quotidien à cause des hasards de la vie. Des gens à côté de qui j’étais simplement assis, par hasard, et qui se sont avérés avoir des intérêts et opinions différents des miens (horreur!), mais qui sont néanmoins devenus de bons amis (surprise!). Si Facebook me permet de connaître des gens qui me ressemblent, la vie au quotidien me permet justement de rencontrer des gens qui ne me ressemblent PAS, est c’est exactement comme ça que je peux faire évoluer ma pensée, ma vision et donc ma personnalité.
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