À propos des conférences: règles du jeu.

Après avoir été bien déçu d’avoir eu à annuler une conférence aujourd’hui, je profite des échanges que j’ai eus avec les organisateurs pour exposer clairement les règles du jeu qui sont appliquées chaque fois que je suis sollicité pour donner une conférence.

  • Je travaille avec un Mac, et les présentations sont créées avec Keynote. Votre environnement de présentation devra donc le supporter. Ce n’est pas du snobisme: je souhaite simplement être à l’aise avec l’équipement que j’utilise.
  • J’aime savoir à combien de personnes je vais m’adresser et dans quels secteurs d’activités elles évoluent. Je comprends que ces informations ne sont pas toujours disponibles à l’avance, mais quand elles le deviennent, elles m’aident à mieux faire mon travail.
  • La salle choisie par l’organisateur doit me permettre d’être à l’aise et de bien performer devant l’auditoire. Encore une fois, ce n’est pas du snobisme, mais simplement la volonté d’offrir à l’auditoire la meilleure expérience possible.
  • Je ne remet pas de présentation à l’avance pour qu’elle soit imprimée. Puisque je ne fais pas de Powerpoint avec des listes à points, ce ne serait pas utile. Par contre, si c’est techniquement possible, un lien du site de l’organisateur vers mon site est utile après la conférence pour donner accès plus facilement aux documents pour ceux qui le désirent.
  • Je me déplace quand je parle. Cela suppose donc, pour les grandes salles, l’utilisation d’un micro sans fil et que le lutrin ne sera pas utilisé.

Cachets?

J’accepte de donner un certain nombre de conférences sans cachet chaque année pour des organisations qui regroupent des participants qui correspondent au marché dans lequel j’évolue. Dans ce cas, 3 critères s’ajoutent:

  • L’événement doit me procurer de réelles occasions de développement d’affaires.
  • Nous devons nous entendre à l’avance sur un nombre minimal de participants en deçà duquel un cachet sera demandé.
  • L’événement devra coûter moins de 50$ aux participants. Au-delà de ce montant, vous faites du profit et je ne vois pas pourquoi je devrais faire du bénévolat…

J’accepte aussi de donner des conférences sans cachet pour les institutions d’enseignement. Dans ce cas, le développement d’affaires n’est pas un critère, évidemment.

Pour les autres organisations, un cachet est demandé. Contactez-moi pour en savoir plus.

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7 commentaires ↓

#1 Simon Letarte le 04.04.08 à 15:18

Salut Michael,

As-tu déja eu à donner une présentation où tu as eu de la difficulté a présenter à partir de ton mac? Je garde en permanence dans mon sac un adapteur DVI-VGA histoire de ne jamais l’oublier. C’est souvent l’obstacle majeur. Pour me parer à la pire éventualité, j’exporte également une copie de ma presentation en format PDF sur mon compte .mac. De cette façon, si mon powerbook décide de rendre l’âme la veille de ma présentation, il y a toujours le plan B. Dans ce cas, je présenterais utilisant adobe reader à partir de n’importe lequel PC, après avoir téléchargé ma présentation.

Le pire qui m’est est arrivé est que les organisateurs me disent qu’ils ne supportent pas les macs et de devoir déploguer moi-même le PC qui était installé sous la tribune. Pas si pire finalement…

#2 Michael le 04.04.08 à 15:58

Tu seras surpris d’apprendre que oui…

Je transporte toujours mon “kit de survie” avec moi aussi dans les conférences (back up en PDF inclusivement), mais pour les présentations Web, c’est différent.

Quand on me dit qu’il me faut absolument un PC pour pouvoir utiliser une solution de conférence Web (même en format PDF), je m’étouffe de surprise. Comme si les solutions “web based” qui se foutent des plateformes n’existaient pas…

#3 Simon Letarte le 04.04.08 à 18:06

Ça leur apprendra. Je pense que ton attitude encouragera l’adoption de solutions multiplateformes…

#4 Gillian le 04.04.08 à 21:50

J’ai pas le problème Mac mais je suis bien contente que tu t’exprimes très clairement sur les critères qui doivent s’appliquer à toute conférence faite bénévolement …. il y en a pas mal d’organisations qui oublient que nous avons nous aussi les factures à payer.

#5 Guillaume Joly le 04.04.08 à 23:26

Je comprends ta frustration, mais je crois que ça fait partie de la game en même temps. Personnellement, je n’ai pas souvent eu à donner des conférences, par contre, j’ai joué au volley en Europe devant des centaines de personnes chaque semaine dans des gymnases à chaque fois très différents (éclairage, repères visuels, foules hostiles, etc.) et là aussi, c’était ma réputation et mon image qui étaient en jeu.

De jouer devant un public était un privilège. Parler en public l’est à mon avis tout autant. Je suis un grand fan de ton blogue. En fait, c’est le tout premier fil RSS auquel je me suis abonné. Aujourd’hui, je trouve que pour la première fois, tu te prends peut-être un tout petit peu trop au sérieux. Mais bon, ça le rend un brin plus croustillant, ce qui n’est pas si mauvais en soi.

#6 Michael le 04.05.08 à 12:44

Salut Guillaume,

Merci pour ton commentaire. Ne crains rien, je ne veux pas me prendre trop au sérieux mais simplement exprimer les choses de manière limpide pour éviter de perdre beaucoup de temps. Je t’explique, tu pourras ensuite te faire une meilleure idée sur la chose.

Je donne environ 15 conférences chaque année. Ce n’est pas un loisir, ça fait partie de mon travail. La plupart sont rémunérées. C’est à ce moment effectivement un privilège que j’apprécie beaucoup.

Certaines organisations nous demandent systématiquement de donner des conférences gratuites. Ce qui me convient, et qui est aussi un privilège à condition que j’y trouve un peu mon compte, et que l’organisation soit sérieuse dans son approche. Quand on n’a pas les moyens de payer pour un service, on s’organise un peu pour rendre les choses agréables à ceux qui nous l’offrent gratuitement. Un peu comme quand, étudiant et trop cassé pour engager des déménageurs, on demande à des amis de nous aider à déménager et qu’on offre la pizza et la bière. Tout simplement, rien de plus compliqué que ça.

Chaque conférence, une fois montée pour la première fois, demande 10-15 heures de préparation et d’adaptation. Sans compter le temps passé à l’offrir. Ça commence à faire beaucoup pour du bénévolat envers des organisations qui ne sont pas humanitaires. Encore une fois, c’est un réel plaisir et un privilège quand ceux qui te recoivent font le nécessaire pour t’accommoder un peu et te permettent d’y trouver ton compte.

Au bout du compte, pour éviter que ceux qui me demandent de donner une conférence ne croient que mes décisions sont arbitraires, j’ai donc décidé d’expliquer les règles du jeu clairement. N’importe quel conférencier régulier, en passant, demande de signer un contrat qui spécifie tout ça et souvent bien davantage… Seulement moi je blogue, et comme toi si je n’écris pas, ben j’oublie. Et les autres aussi.

Alors pardonne-moi si j’avais l’air sérieux, mais en fait je l’étais à 100%, pour une fois.

Les conférences font partie de mon travail, et je tiens à ce que tout roule bien, sans accroc facile à éviter avec un tout petit peu d’organisation. Si j’ai l’air aussi relax et que je fais autant de blagues quand je donne une conférence, c’est que je sais que tout ce qui n’est pas visible à ce moment est solide, bien préparé et que je peux m’y fier. Les bons résultats demandent de la préparation et les bons outils. Ensuite, on peut s’amuser comme j’aime beaucoup le faire le reste du temps.

J’espère que tu comprendras mieux mon point de vue avec cette explication! :)

#7 Guillaume Joly le 04.06.08 à 4:42

Oui, je comprends tout à fait ton point de vue. J’avoue que lorsqu’on fait quelque chose gratuitement, sur son temps à soi, on est en droit à s’attendre à un minimum de reconnaissance, ne serait-ce que de la bonne volonté.

Je te souhaite d’excellentes conférences à venir.

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