Plan B. Une illustration extrêmement concrète de la puissance des réseaux sociaux et du renversement de la balance du pouvoir entre les gros (bien organisés) et très nombreux petits (jusqu’ici difficiles à fédérer).
En résumé:
- Petit actionnaire est écoeuré de ne rien peser face aux investisseurs institutionnels lors des décisions qu’il juge mauvaises des grosses entreprises dans lesquelles il investit ses modestes économies (notamment Yahoo);
- Petit actionnaire sait que d’autres petits actionnaires pensent la même chose. Il en parle sur son blog;
- Petit actionnaire réussit à force de bloguer à convaincre les autres petits actionnaires de lui céder seulement leurs droits de votes, sans céder la valeur des actions (oui, c’est légal);
- Petit actionnaire, malgré la faible valeur de ses actions (1400$), vient d’atteindre la valeur de 26 millions de $ en droits de vote;
- Grosse compagnie (Yahoo) obligée d’écouter avec attention petit actionnaire, devenu soudainement le défenseur de tous les petitS actionnaireS.
Je pense que si la stratégie fonctionne, nous assisterons bientôt à l’émergence d’un nouveau modèle de relation entre les entreprises publiques et les petits investisseurs. Pourquoi pas un modèle permettant aux investisseurs d’élire un représentant officiel à qui céder leur droit de vote pour une période déterminée, par le biais d’internet?
Il y a un modèle d’affaire à explorer là-dessous. C’est évident que ça répondrait à un besoin pour les petits investisseurs. L’industrie du placement y trouverait aussi son compte, elle qui souffre d’une grave crise de confiance de la part des petits investisseurs avisés à cause de leur manque de pouvoir face aux investisseurs institutionnels.
Merci à Pierre pour la référence!
~ Fin de l'article et début de la conversation ~
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~ Un truc intelligent à ajouter? ~