Les plaisirs douteux du démarrage d’entreprise

Selon Marc Andreessen, fondateur de Netscape :

Why not to do a startup.

J’ai vécu quelques-unes des expériences dont il parle. J’ai démarré ma première compagnie de consultation Web à un très mauvais moment. Je me souviens avoir été assis par terre, à monter les meubles Ikea du tout nouveau bureau en écoutant la radio nous raconter ce qui était en train de se passer au cours d’un certain 11 septembre 2001. Plus mauvais timing, tu meurs.

Je me souviens des nuits d’insomnie à penser au cash flow déclinant, aux investisseurs qui coupent les vivres, aux salaires à verser la semaine prochaine et aux clients qui étirent les termes de paiements.

Je me souviens de mauvais choix, de déchirements lors de congédiements, des refus d’un banquier (il avait raison en fin de compte), de longues heures sacrifiées pour rien.

Pour rien?

Mon oeil. J’ai appris la fierté de créer quelque chose, à voir une entreprise comme un système qui doit croître tout en devenant de plus en plus autonome, à apprécier la valeur du travail, à respecter l’importance des ventes, à vider les poubelles et enfin à déléguer (le plus difficile de tout ce qui j’ai appris, et qui me reste à appliquer avec discipline dans bien des cas, mais je vous le jure, j’y travaille fort!)

J’ai surtout appris à contrôler davantage ma vie, à me faire confiance et à croire aux capacités de mon équipe. Alors s’il est vrai que créer une entreprise est une montagne russe qui donne la nausée à plusieurs, je pense que j’y suis maintenant immunisé et que j’y ai même pris goût!

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3 commentaires ↓

#1 Stéphane Guérin le 06.19.07 à 9:07

Amen

#2 Gabriel le 06.19.07 à 9:43

Ça confirme ce que j’ai toujours dit; l’entrepreneuriat est tellement une belle expérience !

#3 Al-Kanz le 09.25.07 à 14:10

Je découvre ce billet. Ravi de trouver du kérosène ;)

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