C’est toujours drôle de se faire dire par un client potentiel qu’on est supposé être responsable de la déroute d’un projet sur lequel on n’a jamais travaillé… ;)
Mise en contexte, sans nommer personne, les principaux intéressés se reconnaîtront.
Il y a plusieurs mois (près d’un an en fait), j’ai rencontré 3 fois un client potentiel. Déplacements vers Montréal à mes frais, bien sûr. Les discussions allaient bon train, mais après 3 rencontres de discussions informelles il n’y avait toujours rien d’officiel, ni de contenu pertinent à examiner sur la table (pour des raisons de confidentialité évoquées par le client). Ayant un peu hâte de débuter les travaux, j’ai envoyé une proposition de service au client pour officialiser le tout. Silence radio à partir de ce moment.
Malgré quelques appels et courriels de suivi de ma part, rien de rien. Comme j’étais plutôt occupé à ce moment, je suis passé à autre chose. Pour mes déplacements des 3 premières rencontres, j’ai été dédommagé par l’opportunité de faire une conférence (gratuitement en plus), puis ce fut tout. Pas de rencontre sur les contenus, pas d’arborescence, pas de maquettes schématiques, pas d’optimisation pour les moteurs de recherche… Aucun des livrables dont je parlais dans la proposition. Rien de rien.
J’ai donc eu une désagréable surprise ce matin en entendant un client potentiel me raconter que la rumeur court que ledit client, ayant suivi mes dispendieux conseils, a lancé un site qui fut un échec tellement retentissant qu’il l’a retiré du Web quelques semaines après pour revenir à son site précédent. Bref, que j’étais responsable d’un flop.
Comme on le dit en québécois : “Ben coudonc”.
D’abord, si un de nos clients lance un site qui s’avère un flop, on l’admet et on travaille avec lui pour réparer les pots cassés, identifier les problèmes et les régler à sa satisfaction. Personne n’est infaillible, et la conception d’un site Web, même rationnelle, contient une part d’impondérables.
Ensuite, je suis intrigué de savoir comment ce genre de truc peut arriver. Est-ce qu’un responsable du dossier ou un autre fournisseur chez le client a eu besoin d’un bouc émissaire et a profité de notre absence pour nous faire porter le blâme? Est-ce que le client, nous trouvant trop gourmands, a essayé d’appliquer seul des bribes entendues lors des conversations informelles que nous avons eu avant de commencer à vraiment travailler ensemble, pour se planter et nous désigner comme responsable? Est-ce qu’un compétiteur enragé, hésitant entre le meurtre sordide, l’attentat à la bombe et la rumeur malsaine a finalement décidé d’éviter la prison? Possible aussi.
Quoi qu’il en soit, je n’en veux pas aux gens qui colportent cette rumeur. Quand on entend quelquechose de croustillant dans notre industrie, il est de bonne guerre de s’en amuser. C’est normal. Mais j’aimerais bien savoir d’où elle part cependant, et avoir une discussion honnête avec son créateur, histoire de m’amuser un peu moi aussi. Puisque je conserve religieusement tous les courriels et documents liés à mes dossiers, j’aurais de quoi gêner certaines personnes… :)
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