Le bureau de Chicago de Google cherche des ingénieurs. En lisant l’annonce, je suis resté accroché sur une phrase en particulier:
“So if you’re an innovative engineer who likes to launch early and often, build world-class software, and be a part of a small upstart team, then we want you.”
Je répète, pour ceux qui n’auraient pas compris : “Launch early and often“.
J’adore cette philosophie. Voici comment une grande (très grande même) entreprise réussit à aller chercher les meilleurs cerveaux et à garder une philosophie de start-up, malgré sa taille. On ne vise pas la perfection du premier coup, on vise à tester différentes idées, à jouer avec, à les améliorer graduellement. Oui, Google s’est déjà un peu planté lors de certains lancements de produits/services. En général, ils améliorent et ils reviennent à la charge un peu plus tard. Pas de drame.
Malgré ces quelques échecs temporaires, Google possèdent tout de même une bien meilleure moyenne au bâton que la plupart des grandes entreprises qui essaient tellement d’éviter les erreurs qu’elles finissent par ne rien faire, ou tout faire 5 ans trop tard, tout en s’assurant de tellement décourager l’innovation ou la créativité chez leurs employés qu’elles perdent constamment les meilleurs ou les transforment en drones. Quand on vise toujours la perfection du premier coup, on habitue les gens à limiter les risques plutôt qu’à expérimenter…
Je pense que la même philosophie s’applique très bien au développement d’applications Web, et même à certains stades de développement de sites Web.
Tags: developpement-web, Google
2 commentaires ↓
Faut dire aussi que Google a les moyens de se planter une fois de temps en temps… La plupart des compagnies n’ont pas ce luxe.
Tu as raison à certains égards mais laisse-moi compléter ma réflexion.
Se planter ne veut pas dire que tout est fini. Il y a moyen de procéder de manière itérative et d’améliorer post-lancement. Quand BaseCamp est sorti, il comptait beaucoup moins de fonctions que maintenant, mais suffisamment pour combler les besoins et attentes des clients. Ils ont donc lancé un produit très correct, et l’ont amélioré par la suite.
L’ennemi de l’efficacité n’est pas l’imperfection, c’est le “scope creeping”. Il y a des organisations qui sont incapables de lancer quoi que ce soit sans trébucher là-dessus, et qui finissent justement par ne rien lancer, ou lancer qqch qui ne déplaît à personne mais de terriblement ennuyant.
Paradoxalement, les organisations avec lesquels j’ai travaillé depuis plusieurs années qui étaient le plus affligées de ce défaut étaient aussi celles qui possédaient les plus grandes ressources, autant humaines que financières. Il faut donc croire que celles qui ont le plus les moyens de prendre des risques intelligents pour augmenter la qualité du produit final sont souvent celles qui le font le moins, laissant l’espace libre pour les plus petites entreprises…
Laissez un commentaire