Le groupe Radiohead a décidé de distribuer son prochain album presque gratuitement. En effet, le groupe permettra aux internautes de télécharger l’album et de payer le montant qu’ils décideront de verser.
L’initiative n’est pas une première, mais confirme une tendance très claire depuis plusieurs années : les artistes (petits ou grands) ne retirent que très peu de bénéfices de la vente d’albums et font plus d’argent en attirant le public à des performances “live”. Cet extrait de l’article de Chris Anderson (auteur de “The Long Tail”) qui cite le gérant d’un groupe moins connu, les Charlatans, qui résume très clairement la situation :
“McGee said the band “could not lose” from the revolutionary approach. “We looked at the deal we were being offered by Sanctuary and said, ‘Let’s just do it ourselves’. We increase our fan base, we sell more merchandise, more fans talk about the band and we get more advertising and more films (soundtracks). More people will get into the the Charlatans and will probably pay the money to see the show. I presume it will double the gig traffic, maybe even treble it.” He put the suggestion to the band’s singer, Tim Burgess, who immediately agreed, and the rest of the band were subsequently persuaded to go along with the plan. Burgess said: “CD sales are on the decline and for any one copy sold there are nine copied from that. The future is in playing live.” The Charlatans have a November tour lined up to coincide with the release.”
Il existe probablement des catégories d’artistes pour qui la vente de disques reste plus payant que les spectacles (je suis ouvert à vos informations à ce sujet). Je pense cependant que la très grande majorité des musiciens devraient laisser leur instrument de côté 15 minutes, utiliser une calculatrice et apprendre ce que signifie le terme “coût d’opportunité” avant de confier leurs destinées à une maison de disque en 2007.
L’hypothèse du calcul est assez simple : plus de gens qui vous connaissent = plus de spectateurs aux spectacles, plus de marchandise, plus d’utilisation dans les publicités et les trames sonores, toutes des activités pour lesquelles la marge de profit de l’artiste est supérieure à la vente de disques. Le disque (ou plutôt la distribution de pièces musicales, peu importe le médium utilisé) devient donc une carte de visite pour l’artiste.
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2 commentaires ↓
Les groupes doivent s’adapter à la vague du web. Peu importe ce qu’ils feront, leur disque/tape/vinyl se retrouvera tôt ou tard (et même avant la sortie) en format mp3. Aussi bien offrir aux gens une version de haute qualité en mp3 plutôt que laisser la chance à n’importe quel personne de ripper les promos n’importe comment.
Des groupes s’offrent même des tendances de marketting virale. Voir le dernier album de Nine Inch Nails, Years Zero, ou un incroyable polémique a été mis en place, de nombreux sites Internet et extraits audio des plus paranoïaques pour conclure avec un concert privé réservé aux vrais fans qui ont réussi à décortiquer le concept.
Voir ce wiki pour bien comprendre l’ampleur de la campagne : http://www.ninwiki.com/Main_Page
Chapeau à Radiohead pour l’initiative, mais je préfèrerais toujours un cd physique à des mp3s virtuels…
Ce genre d’innitiative me plait beaucoup. On dirait que les artistes bougent plus vite que les grands labels. J’ai hâte de voir l’effet sur les ventes à long terme.
Car pour l’instant, je constate surtout qu’ils ont eut beaucoup de publicités gratuite dans tous les medias :) Cette économie pourrait s’ajouter au profits… :)
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