En raison des nombreuses questions soulevées, débattues, usées et abusées lors des dernières semaines chez mon employeur, j’avais un très grand besoin de choses purement analogiques lors du week-end de Pâques.
J’ai donc profité du congé pascal pour me rendre en Mauricie, à St-Paulin et St-Barthélémy précisément, pour me détendre loin d’un clavier, d’internet et du boulot.
J’ai donc passé le dimanche de Pâques à ramasser de l’eau d’érable à la chaudière à la cabane à sucre de Gilles, le beau-papa de ma douce moitié. Un travail où l’on force, où l’on sue et où l’on trouve une satisfaction d’accomplir correctement une seule chose simple en ne pensant à rien d’autre. Grand bonheur s’il en est un, et généreusement récompensé par une quantité gargantuesque de produits de l’érable non-commerciaux issus de la cabane dusdit Gilles, donc goûteux à souhait.
Le retour au travail sera marqué par de grands changements dont je ne peux parler pour le moment, un embargo étant annoncé jusqu’à la publication d’un communiqué de presse officiel. Bien que je doive me faire violence pour ne pas transgresser cet embargo archaïque et témoin d’une culture du secret qui nuit d’ailleurs aux relations de travail depuis des mois, j’obtempère par respect pour certains individus appartenant aux organisations concernées.
Pour ce qui est de moi, je bouillonne d’idées et de projets qui mijotent depuis bien trop longtemps pour attendre à nouveau un hypothétique terreau fertile. J’espère donc que le nouveau pot dans lequel je serai bientôt transplanté n’aura pas besoin de trop d’engrais et sera fertile dès le départ, faute de quoi je m’arrangerai avec mon compost maison… :)
J’ai peut-être été contaminé lors du week-end par le plaisir artisan de bien faire les choses, pour les bonnes raisons et parce que quelqu’un, quelquepart, sait apprécier la qualité sans artifices.
J’ai peut-être simplement besoin…
… d’entendre “C’est du bon travail” sans langage ampoulé, sans “buzzword” ni comité.
… de réfléchir aux bonnes solutions sans considération pour la politique, surtout commerciale.
… de pouvoir prendre des décisions, pas seulement d’en parler.
… d’appliquer des idées sans analyse de marché.
… de tenter des expériences sans plan stratégique.
… d’avoir une chance d’innover, de bien faire les choses et non d’être dans le dernier wagon derrière ceux qui l’auront fait, ayant plus d’audace.
… d’avoir l’impression de faire partie de la solution et non du problème.
… de pouvoir mettre l’accent sur la communication entre personnes et non sur la technologie.
À suivre donc, il y aura des changements dans le paysage technologique de Québec au cours des prochains jours. Loin d’un séisme, un tout petit tremblement, sur l’épicentre duquel je suis cependant assis avec quelques collègues.
March 30th, 2005
par Sylfor5
Je sais maintenant ce qu’est un blog, sa portée, ses dangers, ses pouvoirs, sa magie, sa simplicité! Journal sans cadenas, ad lib, intéressant parce que naturel, journalier, près de l’intimité…
Demain je reviendrai, je verrai peut-être comment s’est passée la journée d’hier, et si l’enthousiasme que j’ai vu émerger (je sais, je l’ai vu!) se réfète dans ce blog !
March 30th, 2005
par Michael Carpentier
Merci d’être venu, merci pour le commentaire, merci de lire et d’écrire avec tant de verbe, court mais puissant.
Je ne promet rien pour la fréquence car justement, c’est ad lib. Ma vie se bouleverse ces jours-ci, mon carnet est un exutoire efficace mais exigeant, j’ai envie d’écrire mais je dois aussi préparer les prochains mois qui seront durs mais valorisants.
Pour ce qui est de l’enthousiasme, je serai au rendez-vous. Merci de votre confiance surtout…