Cette fable est inspirée d’une histoire vécue par une connaissance vivant dans un pays lointain où s’exprimer franchement est parfois découragé.
Il était une fois un petit blogueur qui écrivait souvent des articles lus par quelques dizaines de gens au début, puis par des centaines tous les jours.
Le petit blogueur publia un bon jour un texte qui critiquait un grooos site web mais pas le gros client qui l’avait commandé, ni la grosse firme qui l’avait livré. Il comprenait que les circonstances dans lesquelles le projet s’était déroulé rendaient peut-être les choses difficiles pour tout le monde et savait qu’il devait rester gentil avec les gens même s’il critiquait les réalisations. Il croyait que de la discussion jaillissait la lumière et qu’une société qui souhaite s’améliorer écoutait les opinions divergentes pour inspirer son évolution.
Mal lui en pris! Car le petit blogueur reçu dans les jours qui suivirent un appel d’un représentant de la grosse firme qui lui demandait expressément de retirer l’offensant commentaire à la demande du gros client, parce que d’offenser un gros client est mauvais pour les affaires, même si le commentaire n’est ni injurieux, ni offensant et surtout, repose sur des faits et non des opinions.
Le petit blogueur était bien malheureux de voir ainsi sa liberté d’expression bafouée, surtout qu’il devait chaque année contribuer pour financer un tas d’autres projets du même genre.
Voulant éviter les problèmes et les vilains avocats aux dents longues mentionnés par la grosse firme, le petit blogueur retira le texte jugé offensant mais garda en mémoire l’incapacité du gros client à utiliser la fonction de commentaires pour défendre ses points de vue et ses réalisations.
Il constata alors que certaines personnes ne savaient pas dialoguer mais seulement imposer leurs vues et ne supportaient ni la critique constructive, ni les opinions divergentes, même exprimées poliment.
Le petit blogueur n’était qu’un tout petit maillon de la chaîne alimentaire et ne s’en offusquait pas: il savait que ceux qui refusent d’engager la discussion sont toujours les perdants à long terme.
Morale de cette fable: Il est préférable d’engager la discussion pour défendre ses points de vues que de se boucher les oreilles quand tout le monde parle de vous.
5 commentaires ↓
Une bien triste fable, surtout lorsqu’on connait l’autre côté de la médaille et les noms de ce petit bloggueur et de cette grosse firme… Je maintiens ma proposition vieux frère, si tu souhaites monter aux barricades.
Moi aussi je trouve ça triste pour le client et la grosse firme.
Je pense que le petit blogueur s’en sortira très bien. De toute façon, il est très à l’aise en tant que grenouille dans son marécage et sait bien que lorsque les boeufs essaient d’entrer sur son territoire, ils risquent fort de s’embourber et de mal finir.
Chacun sa place… :)
J’en reviens même pas!!! C’est incroyable comme fable… et le pire, c’est que c’est même pas une histoire!
Je vais faire des cauchemars…
“soupir…”
Bon, à la recherche du billet perdu. ;-)
Fabuleux
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