“Je suis sincèrement désolé”.

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Au cours des derniers mois, en plus de négliger ce blogue, j’ai eu à gérer un chantier de construction avec tous les aléas que cela amène. Heureusement, mon associé CFD a géré la plus grande partie des travaux, me laissant uniquement mon petit coin chez Zengo dont m’occuper. Heureusement, je le répète.

J’ai donc dû apprendre à composer avec les négligences, erreurs et retards d’un tas de fournisseurs différents, parfois pleins de bonne volonté pendant que d’autres faisaient étalage d’incompétence ou de mauvaise foi, et d’un tas de situations se trouvant quelque part entre les deux.

J’ai appris trois leçons d’affaires lors de ce chantier, maintenant presque achevé :

1) Shit happens

La vie est pleine d’aléas, et les chantiers sont comme la vie, mais à plus forte concentration. Quand on bâtit des choses avec plusieurs personnes, elles-mêmes travaillant pour différentes organisations, en utilisant différents outils aux mains de différents spécialistes et pendant une période de temps assez longue, il est inévitable que les choses partent en vadrouille.

Le contraire est soit une exception, soit un symptôme d’une grande rigidité qui, si elle permet de “livrer à temps”, a peut-être aussi comme conséquence de fermer des portes qui auraient du rester ouvertes.

2) Rester zen, mais pas mou

Comme il est inévitable que les choses partent en vadrouille, le client doit apprendre à rester zen, mais aussi à comprendre la différence entre une erreur de bonne foi et un abus manifeste.

S’il est important de tolérer les écarts pour survivre, il faut aussi fixer des limites claires et les faire respecter. Parfois, un peu de communication claire et directe suffit. Plus rarement, il faut cependant montrer les dents, ou simplement faire comprendre qu’on en est capable. Comprenez-moi bien : la phrase précédente débute par “plus rarement”, et ce sont les mots les plus importants de l’énoncé.

3) Connaître les mots magiques

Quand les choses sont parties en vadrouille, il y a une expression qui permet d’acheter du temps, de redonner confiance au client déçu à juste titre et de garder le dialogue ouvert et constructif. Les commerçants l’oublient trop souvent, et pourtant elle est fort simple et ne coûte rien :

“Je suis sincèrement désolé”.

Pas “Nous sommes sincèrement désolés”, comme dans “l’organisation est désolée parce qu’elle risque de perdre les profits venant de votre clientèle”. Ça, c’est que disent les drones interchangeables du service à la clientèle des grandes entreprises. Je préfère comprendre “Nous sommes désolés, et les gens qui ont gaffé aimeraient avoir la chance de vous prouver qu’ils sont dignes de confiance à nouveau”.

Les gens font des erreurs, pas les organisations, même si celles-ci mettent parfois en place des politiques débiles qui amènent les gens à faire plus d’erreurs, ou à ne pas pouvoir les réparer.

Pas “Je suis sincèrement désolé” alors que votre visage et votre ton me disent “je m’en balance complètement, mais mon patron exige que je fasse semblant du contraire”. Ça se sent, se voit et s’entend. C’est pire que de ne rien dire du tout. Si vous n’êtes pas désolé, contentez-vous de régler le problème, ça suffira.

Le gérant d’un magasin de meubles a regagné ma confiance (et m’a remis de bonne humeur) en prononçant ces simples mots ce matin.

Après plusieurs problèmes de livraison, des oublis, des délais, j’étais plutôt échaudé. Les employés à qui j’ai parlé jusqu’ici semblaient soient impuissants à régler les problèmes, soit s’en foutre éperdument, ce qui ajoute l’insulte à l’injure.

Ce matin, le gérant du magasin a agit comme une personne responsable et m’a appelé, le 24 décembre, pour me dire simplement ceci : “M. Carpentier, c’est Untel du magasin Untel. J’ai appris que vous aviez eu des problèmes avec la livraison de vos meubles. Je suis vraiment désolé, et nous ferons ce qu’il faut pour régler ça le plus rapidement possible.”

Une conversation agréable a suivi, nous avons trouvé facilement un terrain d’entente et terminé la discussion sur les voeux habituels de la saison, mais avec une sincérité inhabituelle dans la voix.

Ce n’est pas plus compliqué que ça.

Shit happens, mais je suis sincèrement désolé.

Facile, gratuit, low tech et efficace.

À appliquer en 2012.

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Sur le fil du rasoir*

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Rasoir droit

Ceux qui me côtoient le savent déjà : j’ai démarré une nouvelle entreprise.

Ma première entreprise s’appelle Zengo. On fait dans l’accompagnement en affaires électroniques, le marketing Web et tout le tralala. J’adore ça. Les affaires vont très bien, merci.

Les défis sont nombreux et stimulants.

Dans un domaine qui bouge aussi vite que le Web, on n’a jamais fini de faire le tour du jardin.

Mais…

…il commence à y avoir des patterns qui émergent et qui reviennent. Des réussites et des échecs de plus en plus prévisibles. Ce début d’impression de déjà vu, même si on est -encore- émerveillé.

L’expérience, une lame à deux tranchants*

J’imagine que c’est le fruit de l’expérience : ne plus s’endormir tous les soirs en redoutant la fin pour le lendemain. Parce que les affaires vont bien, et que ça devrait continuer tant qu’on restera rigoureux et ouverts au changement. Fini l’anxiété.

Alors, pourquoi se compliquer la vie en démarrant autre chose?

Parce que ça fait plus de 10 ans que je suis dans le service-conseil, dans le commerce des idées. J’aime encore ça. Mais j’ai une envie de concret, d’objets créés avec amour qu’on peut manipuler.

Parce que ça fait plus de 10 ans que je travaille avec des clients qui doivent gérer la politique d’environnements complexes. J’ai appris à comprendre ça. Mais j’ai une envie de choses simples, de petits gestes humains accomplis par plaisir, pour soi, quand on enlève la cravate.

Parce que ça fait plus de 10 ans que je parle de stratégie d’affaires électroniques à des dirigeants ou des gestionnaires. J’aime encore ça. Mais j’ai un petit fantasme à assouvir : cette fois, je vais faire des trucs pour moi, même si c’est à petite échelle.

Parce que je refuse de m’endormir parce que c’est confortable.

Et pour le simple plaisir de jouer.

Qu’est-ce que j’ai à perdre?

Dans le meilleur des cas, cette expérience fera de moi un meilleur consultant en affaires électroniques… qui aura appris d’un succès.

Dans le pire des cas, cela fera de moi un meilleur consultant en affaires électroniques… qui aura appris d’une erreur. Faut pas avoir peur de les admettre : tous ceux qui tentent des trucs régulièrement en font, et c’est comme ça qu’ils s’améliorent.

Dans tous les cas je me serai amusé, j’aurai appris des trucs dans un domaine différent, connu des gens intéressants, maintenu ma motivation et assouvi ma curiosité. Pas si mal.

Alors bon, c’est quoi ce truc?

Ma nouvelle entreprise s’appelle “Rituels”. Je vendrai des produits de rasage traditionnel et de soins pour hommes : rasoirs de sûreté, rasoirs droits, produits de rasage ou d’après-rasage et tout le tralala.

Étonné? Je le suis moi-même, mais ce sont des produits que j’utilise depuis quelques années. J’ai écrit un billet à ce sujet il y a quelques années, et son trafic ne cesse de me surprendre. L’intérêt existe bel et bien, on verra maintenant si nous pouvons en faire une entreprise rentable.

Pourquoi le rasage traditionnel?

Le rasage est un geste associé aux souvenirs de nos pères et de nos grands-pères. Ça touche un peu la nostalgie.

Le rasage est aussi associé à la masculinité. Vos copines seront contentes. Vous n’avez pas idée du nombre de commentaires intrigués que j’ai de la part de dames qui adorent l’idée de voir leur mari/copain/amant se raser avec un truc en acier trempé. Freud mijoterait une explication passionnante, j’en suis sûr.

Alors qu’avant les hommes devaient prendre leur temps pour se raser, les rasoirs modernes offrent de l’efficacité. Fini le blaireau, le temps passé à préparer sa barbe, l’eau chaude sur le visage, la concentration nécessaire pour éviter que le tout se termine en bain de sang… Si vous êtes pressé, c’est parfait.

Mais vous n’avez aucun plaisir.

Et si vous aviez envie de prendre un peu de temps pour vous? D’une petite heure par semaine où vous seriez le roi de la salle d’eau, où vous pourriez vous vider la tête pendant que vous vous concentrez sur un geste simple qui demande de la précision, où vous ne seriez pas pressé? Pourquoi ne pas transformer une obligation en moment de détente?

J’aimerais que Rituels soit votre yoga du dimanche matin. L’équivalent d’un (bref) voyage de pêche à la mouche sans avoir à vous déplacer.

Votre copine a son spa et son massage? Prenez votre temps, adoptez un rituel.

* Je suis le roi du jeu de mots et de l’humour subtil. Bientôt dans un journal Voir près de chez vous.

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2 (très bons) emplois en marketing disponibles en Beauce.

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Quand un client cherche un employé pour occuper un poste relié au Web, il me fait toujours plaisir de relayer le message ici.

Et quand 2 clients cherchent un employé pour occuper un poste relié… Bon. Vous comprenez l’idée… ;)

Boa-Franc cherche un coordonnateur en communication-marketing. (St-Georges, en Beauce).

Groupe Victor cherche un directeur du marketing (aussi à St-Georges, en Beauce).

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Stage en marketing Web et animation de réseaux sociaux (Québec).

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Nos partenaires de chez AFI Expertise sont à la recherche d’un étudiant-stagiaire possédant les connaissances pour l’appuyer dans ses démarches visant à améliorer son positionnement sur Internet. La personne retenue doit avoir un intérêt marqué (et démontrable) pour les réseaux sociaux et le marketing Web.

Ce stage rémunéré est d’une durée de 12 semaines (35 heures par semaine).

Dans le cadre de son stage, la personne accompagnera les responsables de la mise en marché et des communications pour les activités suivantes :

  • Participer à la mise en place des campagnes de promotion Web en lien avec les produits-services de l’entreprise. Ces campagnes seront destinées à des segments de clientèle dans l’objectif d’augmenter le nombre d’inscriptions aux formations en ligne et par téléphone.
  • Participer à la stratégie de positionnement sur les réseaux sociaux (ex. : Facebook et LinkedIn). Animer et gérer les comptes sur les réseaux sociaux.
  • Participer à la mise en place d’une stratégie de recrutement à l’aide des réseaux sociaux (ex. : LinkedIn).
  • Participer à l’élaboration d’une politique d’utilisation des réseaux sociaux pour l’entreprise.
  • Mesurer les résultats des différentes actions à l’aide de l’outil Google analytics.
  • Documenter tous les processus, les outils, les projets et les tâches réalisés au cours du présent stage.

Autres précisions :

  • Début du stage : fin mai 2011
  • Fin du stage : septembre 2011
  • Possibilité de poursuivre selon le concept d’alternance travail-étude au cours de l’automne 2011.

Profils académiques recherchés :

  • Affaires électroniques, marketing Web
  • Ressources humaines
  • Administration, management
  • Autres expertises pertinentes

À propos d’AFI Expertise

AFI Expertise est une entreprise de Québec qui se distingue par son centre de formation et par son offre intégrée en services-conseils stratégiques. AFI a considérablement élargit ses rangs au cours des dernières années. Comptant sur une douzaine d’employés en 2003, l’entreprise est en pleine croissance et se compose actuellement d’une équipe de plus de 60 personnes.

Intéressé?

Faire parvenir votre candidature à :

Marie-Claude Bélanger

marie-claude.belanger@afiexpertise.com

(418) 626-2344

www.afiexpertise.com

 

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Panasonic Lumix GF1 contre Fujifilm X100 : la décision.

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MAJ :  Le X100 vient de se retrouver sur eBay, où il fera sûrement le bonheur d’un autre que moi.

Après 2 semaines de relation amour/haine avec cet appareil capable du meilleur mais aussi de me rendre fou, je me suis rendu compte que la photo, c’est aussi supposé être agréable.

À l’extérieur, cet appareil est magnifique. À l’intérieur, dans exactement les mêmes conditions, il demande 2 fois plus de temps d’exposition que le GF1 pour arriver à une photo très, très comparable. Si on fixe le temps d’exposition, il double la valeur du ISO. Évidemment, si on regarde les 2 images à 100%, on remarquera quelques petites différences ici et là sur la qualité, surtout dans les zones sombres. Mais à part quand on cherche à comparer 2 appareils, quand regarde-t-on des photos à 100%?

Et je n’arrive pas à m’habituer à l’obligation de passer manuellement en mode macro pour chaque foutue photo à moins de 80 cm, et au fait que l’appareil ne soit pas capable de “mémoriser” le fait qu’on soit en mode macro à chaque fois qu’il tombe en veille. Ce sont des “glitchs” qui seront peut-être corrigés lors de la prochaine mise à jour du firmware. Ou peut-être pas.

Je suis conscient que plusieurs critiques l’adorent. Grand bien leur fasse, ça me rendra la vente plus facile. Je suis certain que le X100 sera l’appareil de rêve pour plusieurs dont le style s’y prête. Pour ma part, je vais attendre un éventuel GF3… ou un X200… ;)

Après brève réflexion, d’autres photos et la lecture de l’excellente critique de M. Reichmann sur Luminous Landscape, j’ai pris ma décision concernant la dualité GF1 vs X100

Pourquoi le GF1?

Je conserve le GF1 pour les voyages de type “baroudeur”, où la souplesse offerte par les lentilles interchangeables me sera utile, et où sa rapidité (autant pour le focus qu’en raison de l’excellente ergonomie) me permettra de ne rien manquer.

Loin de moi l’idée de me remettre à transporter un kit lourd et encombrant sur la route, mais ma fidèle Pana 20mm et ma Voigtlander 40mm forment un duo de choc dont j’aurai du mal à me passer. Sans douter de la solidité du X100, j’aurai aussi moins peur d’abîmer le Gf1.

À ce sujet, je vous propose la lecture du billet de Craig Mod qui m’a initialement convaincu d’acheter le GF1 : “The GF1 is a near perfect camera“.

Pourquoi le X100?

Et je conserve le X100 pour les explorations urbaines, les photos plus artistiques et la photo de nuit ou en noir et blanc, où sa grande sensibilité et l’absence de bruit lui donnent de grands avantages sur son compétiteur M4/3. J’imagine qu’avec l’habitude viendra une plus grande vitesse d’utilisation, et que les mises à jour du firmware amélioreront certains aspects de l’ergonomie.

Il y a aussi le fait que la copine, qui a abandonné la photo il y a quelques années après avoir suivi une formation, l’aime bien. Ça lui a redonné l’envie d’essayer. C’est étonnant comme le X100 touche les cordes sensibles de ceux qui aiment les appareils classiques.

Des appareils complémentaires

Bref, je conserve les 2 appareils pour la même raison qu’un amateur de belles voitures ne remplacerait pas son vieux Land Rover Defender par la nouvelle Audi S4. Les 2 ont des usages différents.

 

C’est du moins ce qu’on dit quand on veut rationaliser une décision déraisonnable… ;)

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