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En longue pause…

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pause

Ce n’est qu’une évidence, mais il faut quand même le dire pour que ce soit officiel. Ce blogue est en pause depuis (trop) longtemps. Ça devient gênant…

Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée. Même chose pour ce blogue, qui voit la fin du tome 1 à partir d’aujourd’hui. Est-ce que je reviendrai pour un tome 2? Peut-être, peut-être pas.

Pourquoi cette interruption? Bonne question…

D’abord, il y a la difficulté de bloguer à propos des tribulations de son entreprise quand nos collègues, employés et clients nous lisent. Je n’ai pas trouvé la distance nécessaire pour y arriver confortablement.

Ensuite, l’érosion causée par les réseaux sociaux. La publication y est facile, mais ce n’est pas une excuse. Les avantages du blogue sont nombreux. Je dirais plutôt que, dans mon cas, leur fréquentation a amené une certaine usure et un besoin de me “retirer dans mes terres analogiques” de plus en plus pressant.

Finalement, le temps. Zengo, Rituels, un projet de chalet de location pour les foodies et quelques autres projets, le bouquin que j’ai écrit, ceux que j’ai lu, la vie en général… On trouve toujours du temps pour ce qui compte, et ce blogue ne fait plus partie de mes priorités pour le moment.

Au cours des prochaines semaines, cette page sera remplacée par une autre, plus statique, qui permettra d’accéder aux archives de ce blogue et de pointer aux endroits pertinents pour le reste. (Les commentaires seront désactivés pour m’éviter d’être victime d’une tonne de spam.)

Merci de m’avoir lu. On se reverra ailleurs, ou plus tard!

Michael

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De la politique

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En cette période préélectorale, je vous partage quelques réflexions pertinentes tirées de l’excellent ouvrage “Le monde selon Churchill“, de François Kersaudy.

Celles-ci pourraient être autant de sources de réflexion pour mes amis qui se lancent activement en politique, mais aussi pour ceux qui militent activement sans se présenter officiellement (mais pour combien de temps encore?).

Messieurs, vous avez toute mon admiration. Votre automne sera intense, gardez le cap… et vos valeurs!

À propos de ceux qu’on accuse d’être des “vire-capot”.

Sans que cela les exonère de tout cynisme, il faut au moins considérer cet angle avant de tirer des conclusions.

“Certains changent de convictions pour l’amour de leur parti : moi, je change de parti pour l’amour de mes convictions”.

Du bon usage d’un parlement

Si vous croyez que la partisanerie et la mauvaise foi sont apparues avec les réseaux sociaux…

“Ce qu’il faut à la Chambre, c’est une période de débat tolérant et constructif sur les problèmes de l’heure, sans que chaque discours, de quelque bord qu’il vienne, se trouve dénaturé par les passions d’une élection ou les préparatifs de la suivante”.

De la ligne de parti branchée sur les mouvances de l’opinion publique…

…plutôt que sur un projet de société ou une certaine vision du bien commun (avec laquelle on peut être d’accord ou en désaccord, mais pas douter de la sincérité de ses promoteurs.)

“Il me faut expliquer qu’en ce temps-là, nous avions une véritable démocratie politique, conduite par une succession d’hommes d’État, et non une masse inconstante égarée par la presse”.

En vacances

Puisque j’écris ce court billet juste avant de partir en vacances à un endroit où il me sera difficile de poursuivre et modérer la discussion, je me vois dans l’obligation de fermer les commentaires. On se reprendra!

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15 secondes

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Ça fait quelques jours que je pense à ne PAS écrire ce billet.

Que je me dis que c’est personnel.

Que je me dis que certains y verront une tentative de faire jaser. Ou que je lamente pour rien. Ou que d’autres ont des histoires à raconter bien plus tristes, plus difficiles… (Et donc plus dignes de lecture, avec le voyeurisme que cela suppose?)

Mais ça me reste en tête, alors tant pis. Faut que ça sorte.

C’est l’histoire des 15 secondes les plus longues que j’ai vécu depuis plusieurs années. 15 secondes qui ont débuté il y a plusieurs mois.

Ça a commencé par des maux de tête. Rien d’alarmant, je suis migraineux depuis mon adolescence. Mais depuis 2 ans, c’est plus fréquent, plus difficile. Différent.

Puis il y a eu quelques autres symptômes : des engourdissements. Des difficultés d’élocution, parfois. Une vue trouble, une sensation, pendant les crises, de marcher à contre-courant dans une rivière alors que je ne faisais qu’essayer de me rendre chez moi en marchant. Une perte de coordination.

Lu comme ça, ça semble évident qu’il y a un problème. Mais quand c’est vécu en un lent crescendo, semaine après semaine, ce n’est qu’a posteriori qu’on se rend compte de l’accumulation de petits symptômes juste un peu plus douloureux, juste un peu plus intenses, juste un peu plus accaparants qu’avant-hier. Que les petits riens finissent par devenir une jolie pile, et que la pile devient de plus en plus grosse.

Et là, une personne que tu ne connais pas, mais qui est une source d’inspiration, meurt. Jeune. Trop.

Et là encore, tu reçois un appel d’un ami d’enfance, qui t’annonce qu’un autre ami d’enfance est mort quelques heures plus tôt. Jeune, trop, lui aussi. Et tu réfléchis à la perte de l’invincibilité qui vient avec l’âge adulte, et tu réalises que ça fait un petit bout de temps que tu n’es plus exactement un adolescent.

La vie n’est pas éternelle, on le sait, mais on ne le SENT pas au quotidien. Ces deux événements rapprochés m’ont fait regarder la pile grandissante de petits symptômes avec un début d’appréhension.

31 janvier. Mon anniversaire, et mon premier rendez-vous avec mon médecin pour parler de ma pile. Qu’il trouve bizarre. Pas alarmante au point d’être en panique, mais dérangeante, au point d’hésiter longtemps entre les cases “Urgent” et “Semi urgent” dans la demande d’examen plus poussé qu’il me remet. “T’en fais pas, c’est probablement pas grave, je veux seulement en avoir le coeur net…” Et moi donc.

Et là, je fais quoi? J’en parle à mes proches? Mais c’est seulement un doute, non? Si quelque chose cloche vraiment, je le saurai bien assez tôt. J’ai donc choisi de vivre avec ça quelques jours de plus.

15 février. “Semi urgent”, c’est ce que ça permet. Pas si mal, mais long quand on doute. Examen poussé. IRM du cerveau. 45 minutes plus tard, c’est fait. La technicienne m’avise que les résultats seront envoyés au médecin, et que je dois le revoir pour obtenir les résultats. Elle a vu les images. Elle sait que je le sais. Ça créé une drôle de tension, elle n’y peut rien, elle ne peut pas les interpréter, donner quelque indice que ce soit, c’est normal, on doit attendre que la radiologiste fasse son boulot. Mais c’est difficile de ne pas essayer d’interpréter son regard, l’intonation de sa voix. Sait-elle quelque chose que je devrais savoir, ou est-ce aussi mystérieux pour elle que pour moi?

Et là, y’a le dernier sprint avant le lancement de ton livre. Une, puis deux embauches au bureau. Les évaluations annuelles. Le plus gros trimestre, en complexité et boulot à abattre, de la (courte) histoire de ton entreprise. Une conférence à préparer, puis à donner. Un voyage à Haïti pour le bureau, prévu en catastrophe. Un besoin de concentration et d’énergie que tu n’as jamais vécu. Malgré le doute, la vie continue et même s’accélère. Tout bouge, tout tourne de plus en plus rapidement, avec le doute en arrière-plan, toujours le “Et si?” chaque fois que tu essaies de planifier les prochaines semaines, les prochains mois.

27 mars. Retour devant le médecin. Pas de stress jusqu’à la salle d’attente. Et encore là. J’ai été trop occupé pour y penser ces derniers jours. Mais assis là, j’ai quelques minutes pour ne penser qu’à ça. Et si jamais? On fera quoi? À qui en parler d’abord, et surtout comment?

“Michael Carpentier, salle 6″.

15 secondes, c’est ce qu’il m’a fallu pour me rendre au bureau du médecin. Je savais qu’en voyant son visage, que je vois régulièrement depuis mon enfance, je saurais. Pas besoin d’attendre. “C’est là que ça se passe… mais quoi donc?”, que je me suis surpris à me poser comme question. Au moment de répondre, j’arrivais dans son bureau. La réponse ne viendrait pas de moi.

Il souriait, du même sourire que quand il me soignait, petit, pour des maux douloureux, mais bénins. Des maux qui passent.

Ça ira.

J’ai de la chance : on ne sait pas encore exactement ce que c’est, mais on sait avec certitude ce que ce ne c’est pas. C’est probablement un truc musculo-squelettique, lié à un accident que j’ai eu il y a plusieurs années, et aggravé par une position de travail à améliorer. Bref, je suis en santé malgré les désagréments en apparence inquiétants. Pour le moment, c’est tout ce qui compte.

Je suis resté quelques instants dans la voiture avant de repartir.

À penser à tous ces témoignages de victimes de cancer du cerveau, d’anévrismes ou de scléroses en plaques. Aux histoires de guérisons difficiles, mais aussi de luttes perdues en même temps que les rêves qui animaient les malades et leurs familles.

À réfléchir sur les derniers mois, mais surtout à propos des prochaines années.

Tout passe trop vite pour s’autoriser les mauvais compromis, les regrets, les “on verra plus tard”, les rêves par procuration, les “que vont-ils penser?” ou suivre les diktats des autres même quand ils vont à l’encontre de notre propre volonté.

Plus de temps à perdre, le compteur tourne. On le sait tous, mais j’ai vu avancer les aiguilles du cadran pendant 15 secondes. Ça a donné beaucoup de valeur au temps qui reste.

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Lancement de mon livre “Petit traité de rédaction pour le Web et de stratégie de contenu”.

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Il y a longtemps que j’y pense et à peu près aussi longtemps que j’y travaille… il était temps !

C’est donc jeudi le 5 avril qu’aura lieu la soirée de lancement de mon petit bouquin intitulé « Petit traité de rédaction et de stratégie de contenu pour le Web ».

Tout le monde est bienvenu, même ceux qui sont des concurrents pendant la journée. Après tout, ce sera un 5 à 7 : à cette heure, tout le monde est copain !

La soirée, qui aura lieu à l’Auberge Saint-Antoine à Québec, a été généreusement organisée par M. Jean-Philippe Bonneau, de la VETIQ.

Petit traité de rédaction et de stratégie de contenu pour le Web, par Michael Carpentier

Comment vous inscrire?

Pour vous inscrire et recevoir une copie dédicacée de mes blanches mains, c’est sur Eventbrite que ça se passe!

Prenez note : il y aura aussi du vin et de délicieuses bouchées. Faites comme si vous étiez venus pour le livre et non pour la bouffe, et on fera semblant de vous croire. L’honneur sera sauf pour tout le monde, et vous repartirez même avec un livre qui prouvera à vos collègues et votre patron à quel point vous êtes un bourreau de travail mondain et cultivé.

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“Je suis sincèrement désolé”.

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Au cours des derniers mois, en plus de négliger ce blogue, j’ai eu à gérer un chantier de construction avec tous les aléas que cela amène. Heureusement, mon associé CFD a géré la plus grande partie des travaux, me laissant uniquement mon petit coin chez Zengo dont m’occuper. Heureusement, je le répète.

J’ai donc dû apprendre à composer avec les négligences, erreurs et retards d’un tas de fournisseurs différents, parfois pleins de bonne volonté pendant que d’autres faisaient étalage d’incompétence ou de mauvaise foi, et d’un tas de situations se trouvant quelque part entre les deux.

J’ai appris trois leçons d’affaires lors de ce chantier, maintenant presque achevé :

1) Shit happens

La vie est pleine d’aléas, et les chantiers sont comme la vie, mais à plus forte concentration. Quand on bâtit des choses avec plusieurs personnes, elles-mêmes travaillant pour différentes organisations, en utilisant différents outils aux mains de différents spécialistes et pendant une période de temps assez longue, il est inévitable que les choses partent en vadrouille.

Le contraire est soit une exception, soit un symptôme d’une grande rigidité qui, si elle permet de “livrer à temps”, a peut-être aussi comme conséquence de fermer des portes qui auraient du rester ouvertes.

2) Rester zen, mais pas mou

Comme il est inévitable que les choses partent en vadrouille, le client doit apprendre à rester zen, mais aussi à comprendre la différence entre une erreur de bonne foi et un abus manifeste.

S’il est important de tolérer les écarts pour survivre, il faut aussi fixer des limites claires et les faire respecter. Parfois, un peu de communication claire et directe suffit. Plus rarement, il faut cependant montrer les dents, ou simplement faire comprendre qu’on en est capable. Comprenez-moi bien : la phrase précédente débute par “plus rarement”, et ce sont les mots les plus importants de l’énoncé.

3) Connaître les mots magiques

Quand les choses sont parties en vadrouille, il y a une expression qui permet d’acheter du temps, de redonner confiance au client déçu à juste titre et de garder le dialogue ouvert et constructif. Les commerçants l’oublient trop souvent, et pourtant elle est fort simple et ne coûte rien :

“Je suis sincèrement désolé”.

Pas “Nous sommes sincèrement désolés”, comme dans “l’organisation est désolée parce qu’elle risque de perdre les profits venant de votre clientèle”. Ça, c’est que disent les drones interchangeables du service à la clientèle des grandes entreprises. Je préfère comprendre “Nous sommes désolés, et les gens qui ont gaffé aimeraient avoir la chance de vous prouver qu’ils sont dignes de confiance à nouveau”.

Les gens font des erreurs, pas les organisations, même si celles-ci mettent parfois en place des politiques débiles qui amènent les gens à faire plus d’erreurs, ou à ne pas pouvoir les réparer.

Pas “Je suis sincèrement désolé” alors que votre visage et votre ton me disent “je m’en balance complètement, mais mon patron exige que je fasse semblant du contraire”. Ça se sent, se voit et s’entend. C’est pire que de ne rien dire du tout. Si vous n’êtes pas désolé, contentez-vous de régler le problème, ça suffira.

Le gérant d’un magasin de meubles a regagné ma confiance (et m’a remis de bonne humeur) en prononçant ces simples mots ce matin.

Après plusieurs problèmes de livraison, des oublis, des délais, j’étais plutôt échaudé. Les employés à qui j’ai parlé jusqu’ici semblaient soient impuissants à régler les problèmes, soit s’en foutre éperdument, ce qui ajoute l’insulte à l’injure.

Ce matin, le gérant du magasin a agit comme une personne responsable et m’a appelé, le 24 décembre, pour me dire simplement ceci : “M. Carpentier, c’est Untel du magasin Untel. J’ai appris que vous aviez eu des problèmes avec la livraison de vos meubles. Je suis vraiment désolé, et nous ferons ce qu’il faut pour régler ça le plus rapidement possible.”

Une conversation agréable a suivi, nous avons trouvé facilement un terrain d’entente et terminé la discussion sur les voeux habituels de la saison, mais avec une sincérité inhabituelle dans la voix.

Ce n’est pas plus compliqué que ça.

Shit happens, mais je suis sincèrement désolé.

Facile, gratuit, low tech et efficace.

À appliquer en 2012.

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